Guillaume Cizeron sur son homosexualité: «J’étais terrifié d’être né dans le
mauvais corps»
(Par Le Figaro) Son palmarès est l’un des plus riches du sport français : quatre titres mondiaux, cinq européens et une médaille d’argent olympique avec Gabriella Papadakis, en espérant l’or en 2022 aux Jeux de Pékin. Deux semaines après avoir posté sur les réseaux sociaux une photo de lui avec son compagnon et quatre jours après s’être exprimé dans le magazine Têtu, Guillaume Cizeron, star de la danse sur glace, a publié une longue tribune dans le journal L’Équipe, affirmant que «s’exposer sert la cause homosexuelle».
Touchant, émouvant, son récit raconte son enfance, les interrogations qui le tourmentaient et l’évolution qu’il l’a poussé à révéler son homosexualité, bien qui ne l’ai pas vraiment caché auparavant.
«T’es une fille ou un garçon» me demandaient mes camarades de classe lorsque j’étais enfant. Suivaient généralement des rires et des moqueries des autres élèves (…) La question ne me semblait pas si incongrue», écrit-il au début de son récit. «J’étais terrifié d’être né dans le mauvais corps, ajoute-t-il plus tard. Pendant longtemps je ne savais pas qu’être gay était une possibilité, je pensais simplement que quelque chose n’allait pas chez moi.» Et d’ajouter : «J’essaie depuis plusieurs années maintenant de faire ce travail interne qui consiste à redécouvrir et accepter les parties de moi que j’ai eu à cacher, enfouir, supprimer.» À noter que Monsieur Cizeron vit maintenant à Montréal avec son conjoint.
Arrêté pour « homosexualité » en 1963:
comment Charles Trenet a servi « d’exemple »
(Par Le Nouvel Observateur) L’affaire, en cet été 1963, fait grand bruit. Charles Trenet, cinquante ans, star immense, est accusé de « relations immorales » par un jeune homme de 18 ans. La justice, poussée par une flambée de haine anti pédé, le fait plonger. Brusquement, le poète de « La Mer » et de « Y a d’la joie » se retrouve en prison, au nom d’une loi votée sous Vichy. Traité de pédophile (ce qu’il n’a jamais été), de « tapette » (il n’a jamais nié son goût pour les jeunes hommes), Trenet se retrouve seul. Quelques (très) rares voix du showbiz le soutiennent, mais la traversée du désert commence, dans un paysage musical dominé par le yé-yé. Olivier Charneux, s’appuyant sur une documentation précise, sur des témoignages d’époque, reconstitue, sous forme de récit à la première personne, l’injustice dont a été victime le « fou chantant ». On est halluciné, devant tant de mauvaise foi, d’acharnement gratuit, de rancœur recuite. Scandale ? Oui. Mais scandale de la connerie des bien-pensants.
Bolsonaro accuse l’OMS d’apprendre
l’homosexualité aux enfants
(Par Têtu) Dans un post Facebook ensuite supprimé, le président brésilien Jair Bolsonaro a accusé l’OMS d’apprendre l’homosexualité aux jeunes enfants. « C’est l’Organisation mondiale de la santé dont certains voudraient me voir suivre les conseils? Devrions-nous aussi suivre leur politique en matière d’éducation ?»