NOUVELLES BRÈVES VIH/SIDA

Le confinement freine la COVID-19,
mais peut-être pas le VIH

(Par AFP) Travis Sanchez, épidémiologiste à l’université Emory, a interrogé en ligne début avril un millier d’hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes et la moitié d’entre eux ont rapporté une baisse du nombre de leurs partenaires sexuels, et une utilisation réduite des applications de rencontres. Mais Travis Sanchez ajoute immédiatement une information inquiétante: un quart dit avoir des problèmes pour se faire tester, en raison de la fermeture de milliers de lieux de dépistage. Ceux qui continuent les plans d’un soir se retrouvent donc dans le noir sur leur statut, une bombe à retardement potentielle.

Fostemsavir: premier antirétroviral d’une nouvelle classe de médicament utile en cas d’échec thérapeutique

(Par VIH.org) Le fostemsavir, premier inhibiteur d’attachement, a démontré son intérêt en essai clinique et devrait dans les mois à venir être disponible pour les personnes en échec, précédemment traitées. Le fostemsavir s’est montré efficace contre les souches du VIH-1 résistantes aux médicaments suivants (inhibiteurs des récepteurs ou de fusion) : le T-20 ou enfuvirtide (Fuzeon®), le maraviroc (Celsentri®) et l’ibalizumab (Trogarzo®), qui sont la dernière ligne de médicaments en cas de résistance du VIH aux antirétroviraux disponibles chez les personnes vivant avec le VIH. Il agit en se liant à une protéine de surface du VIH appelée gp120 pour empêcher le virus d’infecter les cellules. C’est un promédicament qui se convertit en temsavir, sa forme active après l’absorption dans l’organisme. Cette nouvelle molécule n’est pas active contre le VIH-2, une souche du VIH présente essentiellement chez les personnes originaires d’Afrique de l’Ouest. Le fostemsavir n’est pas non plus actif contre un sous-type du VIH peu répandu appelé le Groupe O, se trouvant principalement dans certaines régions du centre-ouest de l’Afrique.

Les femmes sont davantage susceptibles de suivre un traitement contre le VIH
que les hommes

(Par ONUSIDA) En 2018, dans le monde, chez les personnes âgées de 15 ans et plus vivant avec le VIH, la couverture de la thérapie antirétrovirale était plus élevée chez les femmes que chez les hommes. De nombreuses études montrent que les hommes sont moins susceptibles que les femmes de se faire dépister, de commencer et de respecter un traitement contre le VIH. Cela se traduit par de plus mauvais résultats cliniques et un risque plus élevé de mourir de causes liées au sida. La faible utilisation par les hommes des services de lutte contre le VIH est à l’image de leur comportement général en matière de santé. On attribue cette attitude aux normes de masculinité en vigueur, à la stigmatisation, aux possibilités offertes et aux autres coûts liés à une visite dans un établissement de santé, ainsi qu’à des services inadaptés (parmi d’autres facteurs). Cette disparité se retrouve dans de nombreux contextes géographiques et épidémiques.

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *