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Khnoumhotep et Niânkhkhnoum, considérés par certains comme le premier couple homosexuel masculin dont on ait gardé la trace, partageaient le titre de Contrôleur des Manucures au palais du pharaon Niouserrê (Ve dynastie) et sont qualifiés de « confidents du roi » dans leur tombe commune.
Ces deux hommes, serviteurs royaux, sont présentés parfois comme des amants, des frères ou des jumeaux (reste à faire l’étude génétique), ayant cohabité ensemble dans leur vie antérieure avec leurs familles respectives. Dans la tombe qui leur sert de sépulture se trouve une fresque les représentant dans une scène intime et tendre durant leur vie.
Khnoumhotep et Niânkhkhnoum sont souvent proposés comme modèle controversé de couple dans l’iconographie homosexuelle. Néanmoins la tombe où ils reposent tous les deux porte l’épitaphe suivante: «Khnoumhotep et Niânkhkhnoum ont vécu ensemble et se sont aimés avec passion». Leur représentation coïncide parfaitement avec celle d’un couple au masculin que les spécialistes pourraient considérer comme marié.
Ce n’est en théorie pas impossible mais aucun expert ne l’a jamais affirmé. La tombe de Khnoumhotep et Niânkhkhnoum fut découverte par l’égyptologue égyptien Ahmed Mahmoud Moussa, le 12 novembre 1964, dans la nécropole de Saqqarah.
C’est la seule tombe de la nécropole où des hommes sont dépeints s’étreignant et se tenant par la main. Une scène représente Khnoumhotep et Niânkhkhnoum participant à un banquet animé par des danseurs, des musiciens et des chanteurs ; une autre les montre supervisant les préparatifs de leurs funérailles.
La description la plus frappante les dépeint s’étreignant aussi intimement que le permettait le canon artistique égyptien.
Ils sont entourés de ce que l’on suppose être leurs héritiers. La façade du mastaba est un portique constitué de colonnes. Il y a des inscriptions sur l’avant des colonnes pratiquement identiques à gauche comme à droite.
On retrouve leurs noms combinés en un seul, la référence au dieu Khnoum formant le lien entre les deux. Leurs noms sont ainsi de chaque côté du hiéroglyphe, symbolisant le nom du dieu potier Khnoum; à gauche, les hiéroglyphes signifiant la paix ou la satisfaction; à droite la croix ânkh signifiant la vie. Leurs noms, «Khnoum est satisfait» et «Khnoum est la vie» ainsi reliés peuvent signifier «Unis dans la paix, pour la vie». L’antichambre est une pièce taillée dans la roche et entièrement décorée. Les deux hommes sont représentés avec leurs enfants. Leurs épouses respectives sont absentes de cette scène, mais tous les enfants sont présents avec des inscriptions stipulant leurs noms respectifs.