Source : Le Monde
Le Burkina Faso a adopté, le 1er septembre, une loi criminalisant l’homosexualité, prévoyant des peines pouvant aller jusqu’à cinq ans de prison pour les « auteurs de pratiques homosexuelles ».
Jusqu’à présent, aucune loi nationale ne visait directement les personnes homosexuelles, qui vivaient déjà discrètement dans ce pays ouest-africain dirigé par une junte militaire.
Une loi répressive aux motivations politiques
Selon plusieurs observateurs, cette loi s’inscrit dans une tendance régionale de recul des droits LGBTQ+ en Afrique de l’Ouest.
Les organisations de défense des droits humains dénoncent une mesure qui renforce la stigmatisation et met en danger la communauté LGBT locale.
Une analyse éditoriale essentielle
NDLR : Très souvent, ces lois pénalisant les personnes homosexuelles servent à masquer d’autres dérives, comme la protection d’auteurs de crimes sexuels commis par des religieux ou des membres de gouvernements, ou encore à détourner l’attention du public.
Il est important de rappeler que ces décisions sont prises sans consultation populaire et qu’elles traduisent un affaiblissement de la démocratie dans ces pays.