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Benoît IX (1032-1044, puis en 1045, et de 1047 à 1048) fut accusé d’immoralité et de luxure par de nombreux témoignages. Benno, évêque de Plaisance, l’accusa de « nombreux adultères ».
Sa vie dissolue inspira à Saint Pierre Damien (1007-1072) un ouvrage sur la sexualité hors mariage et l’homosexualité, le Liber Gomorrhianus. Ce dernier l’accuse de pratiquer la sodomie, la bestialité et d’organiser des orgies.
Paul II (1464–1471) serait mort d’une indigestion due à des excès de melon, mais une rumeur propagée par ses détracteurs veut qu’il mourût en pleine débauche avec des hommes.
Sixte IV (1471–1484) aurait été connu pour être un pédéraste. Selon l’historien italien Stefano Infessura, dans son ouvrage Journal de la ville de Rome, Sixte «aimait les jeunes garçons et les sodomites». Il accordait des largesses et nommait des évêques en échange de faveurs sexuelles. Ainsi, il créa cardinaux de nombreux jeunes hommes, célébrés alors pour leur beauté. Parmi eux, son neveu Raphaël Riario, nommé cardinal à l’âge de dix-sept ans et accusé d’être son amant.
En outre, l’historien et inquisiteur espagnol Juan Antonio Llorente rapporte qu’il autorisa la sodomie durant les mois d’été à cause «de l’ardeur brûlante que provoque cette saison».
Jules II (1503-1513). En plus d’avoir eu trois filles illégitimes alors qu’il était évêque, le pape Jules II fut également accusé d’homosexualité par ses détracteurs. Le Cinquième concile du Latran (1511), où des cardinaux conspirèrent pour tenter de le déposer, l’accusa d’être «un sodomite couvert de tares honteuses».
Léon X (1513–1521) aurait également été homosexuel, selon plusieurs sources d’époque et des historiens contemporains. Son gouverneur, Francesco Guicciardini, écrit: «Au début de son pontificat, la plupart des gens le considéraient comme très chaste; cependant, on découvrit par la suite qu’il s’adonnait avec excès — et chaque jour de manière de plus en plus honteuse — à ce type de plaisirs, que l’on ne peut nommer pour que l’honneur soit sauf». Les historiens de la papauté déclarèrent qu’il avait des «vices contre nature». Certaines sources rapportent que le comte Ludovico Rangone et le gentilhomme Galeotto Malatesta auraient été au nombre de ses amants, et que des pasquinades postées dans Rome auraient diffusé l’information. Enfin, il eut un penchant amoureux pour le jeune Marcantonio Flaminio, dont il finança l’éducation.
Jules III (1550–1555) aurait eu une longue relation amoureuse avec le cardinal Innocenzo Ciocchi del Monte. L’ambassadeur de Venise rapporta que ce dernier partageait le lit du pape.