COVID: la France songe au retour du masque face au nouveau variant Pirola

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Michael Assous

« Ce qui est particulier en ce qui concerne ce nouveau variant, c’est qu’il a 36 mutations comparé aux variants communs », a affirmé le Professeur Cyril Cohen

Le nouveau variant du virus du Covid-19 appelé « Pirola », dont le premier cas a fait dimanche son apparition en Israël, suscite encore de nombreuses interrogations.

« Ce qui est particulier en ce qui concerne ce nouveau variant, c’est qu’il a 36 mutations comparé aux variants communs que l’on voit en ce moment, de la famille des variants XBB, ce qui est énorme! », explique Cyril Cohen, directeur du laboratoire d’immunothérapie de l’Université Bar Ilan, à i24NEWS.

Selon le Professeur, de variant en variant, on compte en général pas plus qu’une dizaine de mutations. « On suppose qu’il s’est développé chez une personne qui était immunodéprimée », a-t-il affirmé. 

« Manque de données »

Le variant est suivi de près par les Etats-Unis ou l’OMS à cause de ses nombreuses mutations. « Ce nombre de mutations pourrait lui permettre d’être beaucoup plus différent de ce que l’on connaît actuellement », a souligné M. Cohen. « Il pourrait causer une maladie un peu différente, plus ou moins grave, et il est possible qu’il soit capable d’échapper au contrôle d’anticorps chez des personnes qui ont déjà été vaccinées ou des gens qui ont eu la maladie. C’est pour tout cela qu’il faut suivre de près ce nouveau variant », a-t-il poursuivi.

Une patiente britannique, âgée de 80 ans, qui a été détectée avec ce variant a été hospitalisée dans un état grave à l’hôpital. « Mais on ne peut pas généraliser, et dire que ce variant est plus dangereux que ceux qui existent actuellement, car nous manquons de données », a conclu le Professeur Cyril Cohen.

Outre Israël, ce nouveau variant a été détecté, au Danemark, aux Etats-Unis et au Royaume-Uni.