Est-ce que l’État doit continuer à financer le changement de sexe? Transsexualisme ou prostitution?

Par Roger-Luc Chayer
edito@gglobetv.com

Photos Wikimédia

(Wikipédia) Le transsexualisme ou la transidentité (mots formés à partir du préfixe latin trans-, dénotant le passage) est le fait pour une personne de se sentir comme ayant une identité sexuelle opposée à son sexe physique de naissance. C’est un état constitutif résultant d’une synergie de l’inné et de l’acquis .
Le terme « transsexualisme » est parfois préféré à celui de « transsexualité » pour cause d’une trop forte connotation purement sexuelle. Le transsexualisme n’a aucune incidence sur l’orientation sexuelle d’un être humain. Le terme transsexualisme est associé à une pathologie d’après le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, et est donc rejeté par une certaine frange du militantisme trans. Le terme transidentités tend alors à prévaloir.

Voilà pour la définition officielle de la condition trans mais le débat qui fait rage actuellement à Montréal ne repose non pas sur l’identité mais sur la réelle nécessité, pour certains individus, de recourir à un changement de sexe au frais de l’État. La question se pose quand on observe, dans les petites annonces d’escortes ou de prostitution, comme par exemple sur le site montréalais http://www.annonces123.com/s-rencontres-escortes-masculines-KKcat_idH133KKsubcat_idH228KKpageH1, que plus de 95% des 1983 annonces offrent les services de transsexuelles. Est-ce que l’État ne fait que créer la matière première d’une industrie illicite?

Pour la plupart des trans contactées dans le cadre de ce dossier, le débat n’a pas raison d’être puisque la question n’est pas de savoir si l’État doit financer les opérations de changement de sexe et ainsi contribuer à l’industrie de la prostitution mais plutôt de savoir si l’aide de l’État n’est justement pas complète et force les personnes atteintes par cette condition à trouver des moyens de financement pour combler un manque à gagner transitoire.

Une source policière proche du milieu de la prostitution montréalaise nous informait que le portrait du milieu évolue et que les personnes trans, depuis quelques années, forment près de la moitié des cas traités dans le cadre des interventions.

“Les personnes transsexuelles ont toujours été très présentes dans le monde de la prostitution et souvent, quand ce n’est pas pour financer un problème de drogues, c’est effectivement pour trouver les fonds pour se faire opérer en dehors du système québécois qui impose des délais que ces personnes souhaitent contourner”, déclare notre source policière qui souhaite évidemment garder l’anonymat.

Est-ce qu’il y aurait dérive quant aux besoins des personnes trans de recouvrer une véritable identité en se tournant vers la prostitution et est-ce que la fin justifie les moyens?

C’est ce que les autorités auront à déterminer dans leur plan d’intervention à venir car si les trans souhaitent occuper une place juste et respectable dans la société, parfois avec l’aide financière de l’État, est-ce que le recours à des moyens prohibés de financement leur donne véritablement la chance de gagner le respect de cette même société?

Un nouveau médicament de lutte contre le VIH approuvé

La Food and Drug Administration américaine, a annoncé vendredi dernier, qu’elle approuvait un nouveau médicament contre le VIH, qui concernerait les personnes n’ayant jamais reçu de traitement contre le VIH. L’Edurant de la Johnson & Johnson, qui doit être pris une fois par jour, empêche le virus de se reproduire. Toutefois, la FDA précise que quelques effets indésirables ont été notés : dépression, troubles du sommeil (insomnie), des céphalées et une éruption cutanée.

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