La récente publication de deux indicateurs économiques aux résultats bien supérieurs aux attentes a ravivé l’idée que l’économie américaine pourrait toucher son point le plus bas, même si certains jugent cet optimisme prématuré. En février, les commandes de biens durables, un indicateur clé de l’investissement des entreprises, ont progressé de 3,4 %, alors que les analystes prévoyaient une baisse de 2,5 %. Parallèlement, les ventes de logements neufs ont rebondi de 4,7 %, contrastant avec la baisse attendue de 2,9 %.
Cependant, les économistes appellent à la prudence. Selon Brian Bethune, d’IHS Global Insight, malgré ces signes positifs, la demande mondiale reste faible, ce qui pourrait maintenir la tendance des commandes à la baisse encore plusieurs mois. Le moment du creux économique ne serait pas encore imminent. Dans le secteur de l’immobilier, essentiel à la reprise, l’activité dans le neuf reste déprimée : janvier 2009 a été le mois le plus faible jamais enregistré depuis 1963, suivi par février comme le second plus faible mois. Elsa Dargent souligne que malgré quelques signes de stabilisation, la dégradation du marché du travail risque de compromettre la reprise.
L’économie dépasse le hockey dans les médias québécois
Dans une tournure notable, les nouvelles économiques ont surpassé la crise du Canadien de Montréal en termes de couverture médiatique. Selon Jean-François Dumas d’Influence communication, la crise financière a obtenu un poids médiatique de 3,87 %, légèrement supérieur aux 3,86 % dédiés aux problèmes de l’équipe de hockey. La controverse autour des bonus versés chez AIG a également retenu l’attention avec un poids de 1,51 %.