HISTOIRE: GUILLAUME LE ROUX

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Guillaume II d’Angleterre, dit Guillaume le
Roux (vers 1060 – 2 août 1100), est roi
d’Angleterre de 1087 à 1100 en succédant
à son père Guillaume le Conquérant. Son
règne est surtout marqué par l’opposition
avec son frère aîné Robert Courteheuse, le
duc de Normandie, les deux hommes se
disputant le contrôle de l’Angleterre et de la
Normandie.
En 1096, à la faveur du départ de son frère
pour la première croisade, Guillaume le
Roux parvient à étendre sa domination sur
le duché de Normandie, mais sa mort
accidentelle quatre ans plus tard interrompt
précocement la réunion de ces deux États.
Les historiens du XIIe siècle, tous
ecclésiastiques, entretinrent une image
assez négative du personnage, rappelant
surtout sa morale douteuse, ses mauvaises
manières et sa mort dramatique. Les
historiens actuels ont un avis plus nuancé.
Ils reconnaissent que Guillaume a réussi à
maintenir l’ordre en Angleterre et a restauré
la paix en Normandie. Mort à seulement
quarante ans, il n’a pas été en mesure de
montrer l’étendue de ses capacités.
Guillaume embarque probablement à
Touques vers la côte anglaise. Il se dirige
ensuite vers Winchester, où il s’assure du
trésor royal, puis rejoint l’archevêque de
Canterbury, Lanfranc, son ancien tuteur,
qui joue quasiment le rôle de vice-roi. Celuici
respecte le voeu du Conquérant et le
couronne à l’abbaye de Westminster le 26
septembre 1087, soit dix-sept jours après la
mort du roi.
Le jeudi 2 août 1100, Guillaume le Roux
participe à une partie de chasse au cerf
dans la New Forest (comté d’Hampshire en
Angleterre) avec ses compagnons quand,
en fin d’après-midi, il est tué par une flèche
reçue en plein coeur.
Quelques historiens y ont cependant vu la
conséquence d’un complot fomenté par les
Clare et Henri, le frère du roi. En 2005,
l’historienne britannique Emma Mason
présente une nouvelle thèse sur l’accident,
qui serait selon elle un assassinat
commandité. Pour l’historienne, le roi
anglais est en train de préparer une
invasion de la France au moment de sa
mort. Les Capétiens, et en particulier Louis
le Gros (le futur Louis VI), informés de ses
intentions décident de le faire tuer. Ils
utilisent pour cela un agent double.
Guillaume était peut-être homosexuel. En
effet, on ne lui connaît aucune maîtresse et
aucun enfant et l’historien François Neveux
souligne qu’il « reste un des rares princes
chrétiens qui ait refusé de se marier ».
Orderic Vital se montre assez explicite sur
les relations royales: « il n’eut point
d’épouse légitime. Mais, sans jamais s’en
rassasier, il se livra à un obscène
libertinage et à de fréquentes liaisons
infâmes ». Toutefois, personne dans son
entourage ne peut être identifié comme un
« favori », et ses principaux compagnons
sont hétérosexuels. De plus, en 1093,
malade, il promet de prendre une épouse et
cherche même à rencontrer Mathilde
d’Écosse, mais le projet n’aboutit pas.
Les moines chroniqueurs de l’époque
considèrent sa garde-robe trop efféminée
et son comportement comme des indices
de son homosexualité. Frank Barlow
envisage qu’à défaut d’être homosexuel, le
roi pouvait être bisexuel ou un satyre.

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