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La Birmanie est un pays d’Asie du Sud-Est continentale ayant une frontière commune avec la Chine au nord-nord-est, le Laos à l’est, la Thaïlande au sud-sud-est, le Bangladesh à l’ouest et l’Inde au nord-nord-ouest. Le pays a connu depuis 1962 une série de dictatures militaires. De 1988 à 2011, la Birmanie a été officiellement dirigée par le Conseil d’État pour la paix et le développement. Cette junte a officiellement laissé la place en 2011 à un pouvoir civil dirigé par l’un de ses anciens membres, mais le poids de la hiérarchie militaire reste prépondérant dans les faits. La relative libéralisation du pays qui s’est confirmée depuis a conduit l’Union européenne et les États-Unis à suspendre ou lever en avril et septembre 2012 l’embargo qu’ils imposaient au pays depuis les années 1990, exception faite des ventes d’armes.
Le pays est devenu indépendant du Royaume-Uni le 4 janvier 1948 avec pour nom officiel en anglais Burma, en forme longue Union of Burma. Aujourd’hui, son nom officiel en birman est myanma (écrit «Myanmar» dans une transcription trompeuse pour un francophone). Ce terme, dont la première trace remonte au roi Kyanzittha en 1102, fait référence aux «premiers habitants du monde».
Après l’indépendance avec l’Angleterre, la Tatmadaw (l’armée nationale) était la seule institution assez forte pour imposer son autorité sur un pays divisé. Dotée d’un budget représentant environ 50 % du PNB et forte de 400 000 hommes, l’armée n’a pourtant pas d’ennemi extérieur déclaré, malgré des tensions récurrentes avec la Thaïlande, qui ont entraîné un certain nombre d’escarmouches à la frontière entre les deux pays.
Les manuscrits laqués et enluminés produits par les moines entre les XVIIe et XIXe siècles sont un des plus beaux témoignages de la culture birmane. Une trentaine d’entre eux, conservés par le musée des arts asiatiques Guimet, ont donné lieu à une exposition du 19 octobre 2011 au 23 janvier 2012.
Les droits des personnes lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres (LGBT) sont fortement mis à mal en Birmanie. L’homosexualité y est illégale et l’article 377 du Code pénal prévoit une peine d’emprisonnement de 10 ans à la perpétuité. Les personnes transgenres sont quant à elles soumises au harcèlement policier et leur genre n’est pas reconnu par l’État. Les personnes LGBT sont également ciblées par la « loi de l’ombre », créée par la loi sur la police, qui permet aux forces de l’ordre de détenir une personne qu’ils considèrent se comporter étrangement après le coucher du soleil. La Birmanie ne reconnaît pas les mariages homosexuels ou les unions civiles. La Birmanie ne permet pas le changement de sexe. Les personnes trans y sont soumises à des viols, aux mauvais traitements et à des extorsions de la part de la police, et sont souvent la cible de « loi de l’ombre ». Généralement, il y a seulement trois options de carrière « respectables » pour les femmes transgenres : esthéticienne, styliste ou nat kadaw (« esprit femme »). En tant que nat kadaw, les personnes LGBT peuvent se voir accorder une forme de respect et de vénération dans la société birmane.