La circoncision protège-t-elle du sida?
(Selon Science-et-vie.com) Plusieurs études ont montré que l’ablation du prépuce entraînait une baisse de 50 % du risque d’infection par le VIH, le virus du sida. Oui, les chiffres le prouvent : l’ablation du prépuce divise par deux le risque de contracter le sida. Depuis 2007, l’Organisation mondiale de la santé a d’ailleurs ajouté la circoncision à la liste des recommandations, avec le port du préservatif, la fidélité et l’abstinence.
Dans les années 1980, les médecins constatent pour la première fois que l’épidémie du sida est moins répandue dans les pays africains où il est plus fréquent que les hommes soient circoncis. Il faudra attendre 2005 pour qu’une première étude confirme ces observations. Une équipe d’épidémiologistes français propose à 1 500 jeunes Sud-Africains non infectés de se faire circoncire. Dix-sept mois plus tard, le constat est sans appel : ils présentent deux fois moins d’infections au VIH (virus du sida) qu’un groupe de jeunes non-circoncis, malgré des pratiques sexuelles comparables. D’autres études confirmeront cette réduction du risque par la suite. Comment l’expliquer? La peau interne du prépuce, qui est ôtée lors de la circoncision, serait plus sensible au VIH que celle du gland. Elle est de fait plus riche en récepteurs par lesquels le virus, présent dans les sécrétions vaginales ou rectales, infecte l’organisme. De plus, après l’opération, la peau du gland s’épaissit, la rendant plus résistante au virus. Mais ce n’est peut-être pas la seule explication.
En 2010, une étude américaine a trouvé des modifications des bactéries qui colonisent le pénis: la circoncision fait quasiment disparaître les anaérobies (qui vivent sans oxygène). Or, en présence du prépuce, ces bactéries pourraient être à l’origine d’inflammations des récepteurs au VIH, augmentant leur vulnérabilité. Plusieurs pays africains touchés par l’épidémie ont déjà mis en place de vastes programmes de circoncision. À noter toutefois que la circoncision ne dispense pas de l’usage du préservatif ou d’autres méthodes préventives et n’a pas d’effet protecteur sur les partenaires du sujet infecté.
SIDA: Un infirmier contamine presque tout
un village?
(Selon France24.com) En Iran, des villageois ont mis le feu au bureau de leur imam. Une vague de colère déclenchée par une rumeur: 300 personnes auraient contracté le VIH après avoir fait un test de dépistage du diabète. Or, selon les autorités, le nombre de personnes malades est bien inférieur à cela et ces dernières le seraient depuis des années. Par ailleurs, deux spécialistes du sida affirment qu’il est statistiquement impossible de contaminer 300 personnes avec une seule aiguille. Le ministère de la Santé a déclaré qu’un infirmier s’était effectivement rendu cet été à Chenar Mahmoudi, mais pour conduire un programme de dépistage du diabète, et qu’il avait, pour cela, utilisé des kits de test jetables pour faire les prélèvements sanguins, et non des seringues.