LE COURRIER DES LECTEURS 129

Salut Gay Globe, j’aime bien votre magazine et vos films classiques, mais je trouve que vous n’accordez pas assez de place aux organismes communautaires gais qui offrent des services gratuits. Est-ce que vous pourriez leur consacrer une page au moins pour les faire connaître?
(Florent V., Laval)

Salut Florent, si nous ne consacrons pas d’espace à publier un registre de groupes communautaires sélectionnés, c’est pour deux raisons. Premièrement ce n’est pas le rôle d’un média de publier de tels registres. La Presse, le Journal de Montréal, TVA ou Radio-Canada ne consacrent pas de temps ou d’espace parce que si nous devions commencer cela, il faudrait nous assurer de publier tout le monde et ça ne ferait que créer des injustices. Mais je vous rassure, nous publions sur notre site francophone au www.gayglobe.net, en bas de page, une liste de ressources que nous croyons essentielles, même chose sur notre page anglophone au https://gayglobe.us/english.html. Deuxièmement, ce type de registre est déjà amplement publié depuis des années dans le Guide Fugues, qui accorde un certain nombre de pages à ces organismes. L’Internet permet aussi de trouver tous ces organismes facilement. Alors c’est pour ces raisons que nous préférons consacrer nos pages à du contenu rédactionnel informatif et professionnel.
(Roger-Luc Chayer, éditeur)

Pour moi, le projet de couper la Voie Camilien-Houde et d’empêcher les voitures de traverser le Mont-Royal était une excellente idée jusqu’à ce que je lise votre texte «Le mur de Montréal» qui m’a fait très peur et qui met en pleine face certaines réalités culturelles que nous prenons pour acquises et qui sont en danger avec ce projet. Je retire mon appui à ça et je tenais à le faire savoir publiquement. Merci d’en avoir parlé…
(Micheline D., Montréal)

Voilà exactement ce à quoi devrait servir un média, faire réfléchir et amener les lecteurs à questionner leurs décisions. Merci Micheline pour votre mot, mais comme vous le saviez sûrement, nous ne publions jamais l’identité complète des lecteurs afin de permettre à toutes et tous de pouvoir commenter l’actualité sans recevoir de messages haineux ou désagréables par la suite.
(Roger-Luc Chayer, éditeur)

J’aime beaucoup le concept de chroniques régulières dans le magazine Gay Globe. C’est toujours informatif et ma préférée est «ces grands homos du passé» qui me font réaliser la richesse et la diversité de l’histoire.
(Gilles V., Terrebonne)

Merci Gilles. En effet, le concept de chroniques régulières permet d’approfondir continuellement des sujets qui méritent plus qu’une page. L’exemple que vous donnez met en évidence que la société d’aujourd’hui s’est construite avec les décisions de dirigeants du passé qui pouvaient vivre ouvertement leur homosexualité et qui donnaient l’exemple à leur façon. Moi aussi ça me fascine. Merci.
(Roger-Luc Chayer, éditeur)

Je n’en peux juste plus des boules délavées dans le Village à chaque année que l’on présente comme un attrait touristique unique alors que quand on descend un peu les yeux vers la réalité, on voit trop de gens atteints de troubles sociaux, de pauvreté, de drogués, toute cette misère humaine que cachent les boules multicolores. À quand une revitalisation sérieuse du Village avec une prise en charge de toute cette violence?
(Martine P., Montréal)

Salut Martine, on en parle depuis si longtemps que si les choses n’évoluent pas positivement, même rien qu’un peu, c’est qu’il n’y a aucune volonté politique ou sociale pour changer les choses. Il y aurait tant à faire. Des tas de petits gestes à poser si seulement nous avions l’appui de quelques éléments des gouvernement du Québec, du Canada ou de Montréal, mais rien à faire, la situation de crise sociale et économique actuelle est gérée comme elle l’est parce que ceux qui nous représentent face à ces autorités n’ont plus aucune crédibilité. Ne me faites pas croire que l’itinérance est payante pour le Village, qu’elle génère quelque activité que ce soit qui nécessite sa présence et sa tolérance. Nous pourrions FACILEMENT mettre en place un système de porte d’entrée qui accueille toute personne, malade ou sans ressources pour les assister immédiatement vers un logement et une occupation reconstructive mentalement et médicalement. Ça coûte combien? Certainement moins que les pertes touristiques engendrées par la présence de ces cas au milieu du Village. Les autorités ne veulent rien savoir. ALORS changeons d’autorités. Exigeons le départ des décideurs sociaux impuissants et nous verrons…
(Roger-Luc Chayer, éditeur)

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