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Par Le National |
| Les formules célèbres de Pierre Eliott Trudeau.
MONTREAL, 29 sept (AFP) – L’ancien Premier ministre canadien Pierre Elliott Trudeau, mort jeudi à Montréal à l’âge de 80 ans, était connu pour son franc-parler et nombre de ses formules sont restées célèbres au Canada. En voici quelques-unes, par ordre chronologique: Sur son futur parti: « La philosophie du Parti libéral est très simple : dites n’importe quoi, pensez n’importe quoi, ou mieux encore ne pensez rien mais mettez-nous au pouvoir parce que c’est nous qui vous gouvernerons le mieux » (1963). A propos de l’homosexualité: « L’Etat n’a pas sa place dans les chambres à coucher de la Nation » (1967). « Je n’ai jamais pu accepter de discipline, sauf celle que je m’imposais à moi-même (…). Je ne pouvais admettre qu’un autre prétendît savoir mieux que moi-même ce qui était bon pour moi » (1967) En campagne électorale au Québec, alors que quelqu’un dans la foule criait « vive la France »: « Vive la France, et vive les Anglais aussi. Et vive la république des patates frites » (1968). A propos des relations Etats-Unis/Canada: « Vivre à côté de vous, c’est comme dormir avec un éléphant. Même si la bête est calme et amicale vous ressentez tous ses mouvements et ses grognements » (1969 à Washington). Annonçant sa démission: « J’étais le plus apte à me succéder, et j’ai décidé de ne pas me succéder » (1984) Après sa démission: « J’ai marché jusqu’à minuit dans la tempête. J’ai écouté mon coeur et j’ai regardé s’il y avait des signes de mon destin dans le ciel. Il n’y en avait pas, juste des flocons de neige » (1984). A propos des discussions avec le Québec: « On aurait dû dire à ces espèces de pleurnicheurs de cesser de faire des colères comme des adolescents gâtés » (1987) Interrogé sur ce qu’il a accompli comme Premier ministre: « J’ai survécu ». Sa maxime: « La raison avant la passion ».
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