Sida : Les idées reçues persistent

France Soir
Une étude sociologique menée France en 2010 et révélée ce lundi dévoile des statistiques étonnantes sur le virus de sida. Les premiers résultats concernant l’Ile-de-France montrent que les clichés ont la peau dure.
Selon un rapport l’ONU datant de 2010, 33,4 millions de personnes étaient infectées par le virus du sida dans le monde
Selon un rapport l’ONU datant de 2010, 33,4 millions de personnes étaient infectées par le virus du sida dans le monde SIPA/REVELLI-BEAUMONT/SIPA

A quelques jours de la journée mondiale de la lutte contre le sida, jeudi 1er décembre, une étude de grande ampleur réalisée en 2010 auprès de 25.000 personnes sur toute la France dévoile ses premiers résultats pour la région parisienne – les résultats nationaux seront connus début 2012. Cette enquête sociologique « sur les connaissances, attitudes, croyances et comportements face au VIH » a été conduite par l’Observatoire régional de santé. Ainsi, 27 % des Franciliens craignent « beaucoup ou pas mal le sida », loin devant le cancer ou les accidents de la route. Un chiffre en forte baisse depuis 1994, qui s’élevait à l’époque à 40 %.

« Le sida semble moins craint en tant que maladie car il est perçu comme moins mortel et davantage comme maladie chronique », déclare Nathalie Beltzer qui a mené l’enquête entre janvier et juillet 2010 auprès de 2.781 personnes d’Ile-de-France. « Les conséquences de la maladie sont moins craintes, mais cela n’empêche pas les jeunes de s’interroger plus fréquemment sur le fait d’avoir été ou non contaminés », affirme-t-elle.
Clichés

Aujourd’hui, 99% des personnes interrogées savent que le virus du sida peut se transmettre « lors de rapports sexuels sans préservatif » ou « lors d’une piqûre de drogue avec une seringue déjà utilisée ». Les clichés ont la vie longue puisque 21% continuent de penser que le virus peut se transmettre par une piqûre de moustique, 13% dans les toilettes publiques et 6 % en buvant dans le verre d’une personne porteuse du virus. Des taux relativement stables par rapport à l’enquête de 2004.

On peut donc se demander ce que savent aujourd’hui les Franciliens des modes de transmission de ce virus. Si l’utilisation du préservatif est devenue un acte banal pour les trois quarts des habitants de la région parisienne – en nette hausse depuis 1994 –, il n’en reste pas moins que les jeunes âgés de 18 à 30 ans et vivant dans cette région sont les moins bien informés sur ce point et restent donc encore trop peu nombreux à se protéger.

En 2011, 72,4% des Franciliens ont déjà fait au moins un test de dépistage contre 59,7% en 2004. Ce sont eux qui feraient le plus de test en France.

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