Roger-Luc Chayer: 23 ans de journalisme déjà!

Roger-Luc Chayer

Parler de soi au singulier nécessite un avis éthique de conflit d’intérêt, voilà qui est fait. Passons maintenant aux choses sérieuses…

Au mois de mai, je célébrerai mes 23 ans de carrière journalistique et le parcours aura été aussi varié que coloré je dois l’admettre. J’ai commencé comme chroniqueur culturel au magazine RG alors sous la direction d’Alain Bouchard et j’y ai collaboré plus de 5 ans, passant de journaliste aux affaires générales jusqu’à des enquêtes passionnantes dans le milieu gai d’alors, très accaparé par des mouvances plus ou moins claires. «Le National» a suivi et tout de suite après j’ai commencé à la Revue Le Point, ancien nom de Gay Globe Magazine, comme rédacteur en chef puis éditeur en 2002, après avoir acheté la publication.

Je suis passé au Journal de Montréal, à TVA et comme chroniqueur régulier à TQS avec mon ami André Arthur. Mais si je suis encore là à tenir le fort de l’information, c’est parce que mes motivations sont précises. Depuis 1993, je parle, recherche, diffuse, commente, enquête et publie sur l’homosexualité non pas d’un point de vue sexuel, mais bien pour permettre à des gens comme vous et moi, plus jeunes ou plus vieux, de grandir intellectuellement comme humains, pour protéger la santé des personnes de ma communauté, fortement touchée par le VIH/SIDA, pour combattre les baveux ou les «bullies» à gogo qui font de l’intimidation leur bonbon quotidien et pour permettre à des femmes et des hommes d’avoir les mêmes chances dans la vie que le reste de la société, à l’abri de l’exclusion sur la simple base d’une question affective.

Mais depuis mes débuts, je suis particulièrement intéressé par un rôle très important dans notre société, celui d’être le gardien de ce qui se fait en notre nom collectif et j’assume pleinement le rôle de «contre-pouvoir» des différentes mouvances des communautés LGBT car trop souvent on parle en notre nom sans jamais nous demander notre opinion. Il faut répondre!

Gay Globe Magazine ouvre justement ses pages à la différence, aux débats et comme notre slogan le dit si bien: «Nous allons là où les autres ne vont pas». Tant dans la recherche, la qualité, l’éthique ou la diversité, nous nous dépassons avec chaque nouvelle revue. Vingt-trois ans ce n’est pas la fin mais le début d’un nouveau cycle et j’ai l’intention de continuer aussi longtemps qu’il le faudra!

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