Titre surprenant mais vrai
Vous ne pensiez jamais lire ce titre de ma part, n’est-ce pas ? Avouez-le… Je ne suis pas un PQ killer d’office, je suis plus bleu que rouge d’accord et mes écrits le confirment depuis des lustres. Je dois admettre toutefois, avec soulagement, que le PQ s’améliore un peu et qu’il est peut-être loin de mes aspirations personnelles au niveau politique mais qu’il commence à revenir dans le bon sens, lui qui avait sombré dans le ridicule avec l’élection d’André Boisclair comme chef.
Le cauchemar Boisclair
J’avais titré dans Le Point à l’époque que ma plus grande peur était de voir André Boisclair devenir le premier Président d’un Québec souverain. Le peuple a eu aussi peur que moi, la preuve, le PQ est devenu un parti tiers, insignifiant, insipide et sans crédibilité avec à sa tête, une moumoune hypocrite et franchement incompétente, l’élection en était la confirmation.
L’arrivée de Pauline Marois
Voilà toutefois l’arrivée de Pauline Marois à la tête du parti québécois et depuis, les sondages remontent. Pas seulement les sondages, mon cœur aussi et mes craintes se dissipent peu à peu. Pauline Marois n’est peut-être pas à la tête d’un parti qui représente vraiment mes convictions personnelles, elle est quand même le chef de parti qui m’intéresse le plus. Elle représente une époque proche de celle de René Lévesque. Elle a fait ses classes avec René Lévesque et elle fait partie du réseau très restreint des personnes liées à René Lévesque. Elle ne peut avoir que du bon en elle.
La souveraineté mise en pause
Même si le parti québécois a laissé tomber la souveraineté, pour une courte durée je vous le prédis, elle incarne quand même les aspirations les plus profondes des Québécois francophones, la majorité autrement dit, et en cela, Pauline Marois a des chances de prendre le pouvoir ou, du moins, de prendre l’opposition officielle alors que Mario Dumont récolte le fruit de l’arrogance de ses députés et de son boudin en chef, Sébastien Proulx. J’y reviendrai.
Un avenir à espérer
Est-ce que Pauline Marois, à la tête d’un gouvernement péquiste majoritaire, pourrait redonner au Québec le goût de vivre et l’envie de ses aspirations ? OUI ! Elle ne pourrait faire autrement sinon elle risquerait la décapitation de la part de son aile pure et dure. De la part de son aile fidèle et sincère autrement dit.
Un duel politique prometteur
Pauline Marois est candidate à ces élections québécoises comme chef du parti québécois et son cheminement risque d’être intéressant face à un Jean Charest un peu mou et sans substance autre que l’économie et un Mario Dumont franchement pas à sa place au parlement, lui qui n’aime ni les gais, ni le social, ni la différence, il ne reste plus grand-chose pour lui.
Roger-Luc Chayer, éditeur