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La Palestine est un proto-État du Moyen-Orient revendiquant son établissement sur les territoires palestiniens occupés, dont Jérusalem-Est. La Palestine est une république semi-présidentielle unitaire. En 2017, son indice de démocratie est de 4,46 sur 10, la plaçant à la 108e place parmi 167 pays. Selon un rapport de la Commission de Venise, «le régime légal palestinien est particulièrement complexe puisqu’il a des origines très diverses.
Le droit civil est constitué par la coutume islamique (‘urf) et la loi islamique (charia), le droit foncier ottoman, les règles du Mandat britannique, le droit civil jordanien pour la Cisjordanie, le droit civil égyptien pour la bande de Gaza et les lois et décrets élaborés par l’Autorité palestinienne».
En 2017, la population des territoires palestiniens est de 4,9 millions d’habitants (3 millions en Cisjordanie – y compris à Jérusalem-Est – et 1,9 million dans la bande de Gaza). Le taux de fécondité en Palestine en 2011-2013 est de 4,1 enfants par femme et la croissance démographique annuelle est de 2,8 %. La langue palestinienne est l’arabe. Le dialecte variant de l’arabe littéral fait partie de la famille linguistique sémitique: l’arabe levantin septentrional ou syro-libano-palestinien.
Le secteur manufacturier est bien représenté en Palestine notamment au travers de l’industrie du verre, de la porcelaine, du savon, du coton ou du textile. L’activité agricole permet la production et l’exportation de roses et de palmiers. Le secteur du tourisme se développe au travers d’un certain nombre d’attractions historiques et touristiques comme l’église de la Nativité à Bethlehem que l’Autorité palestinienne restaure ou le Palais de Hisham bin Abdul Malik.
Depuis les réductions des fonds versés à l’Autorité palestinienne par les États-Unis, l’activité économique est en berne. La part des secteurs agricoles et industriels a chuté de 27 % en 1994 à 13% en 2018, sans émergence de nouvelles activités pour relancer l’économie. Le taux de chômage des jeunes palestiniens de la bande de Gaza s’élève à 70 % en 2018. Il existe un artisanat traditionnel palestinien : robes brodées au point de croix (keffieh), fabrication traditionnelle de vanneries en paille de blé ou d’orge très spécialisées et d’une riche variété, dont l’origine remonterait au néolithique. Les tapis typiques fabriqués à Gaza équipaient tous les foyers nomades de la grande Syrie.
Les personnes LGBT de Palestine sont reconnues de manière différente selon qu’elles sont en Cisjordanie ou dans la Bande de Gaza. Sous la Palestine mandataire (Palestine sous mandat britannique), une ordonnance du Code criminel no 74 de 1936, section 152(2) criminalise l’homosexualité de 10 ans de prison. À la fin du mandat britannique, la Cisjordanie a abandonné progressivement les lois qui étaient alors en vigueur, cette section et toute référence à une interdiction de l’homosexualité ont disparu. Néanmoins, l’Autorité palestinienne n’a jamais légiféré précisément sur ce sujet. Malgré la légalité de l’homosexualité en Cisjordanie, il n’y a aucune reconnaissance des droits LGBT et ceux-ci sont victimes de violences.
La Bande de Gaza a connu la même interdiction que la Cisjordanie, étant également partie de la Palestine mandataire. Néanmoins, après le retrait britannique, la section 152(2) du Code criminel no 74 de 1936 est toujours restée en application, faisant que les homosexuels de ce territoire peuvent toujours être poursuivis pour homosexualité.