90- Courrier des lecteurs

Gay Globe

Je vous écris pour vous parler de la triste situation de mon conjoint, atteint d’une forme sévère d’une maladie associée à l’Alzheimer et qui ne peut obtenir aucune aide à domicile ou quoi que ce soit malgré mes demandes faites depuis 3 ans. J’aurais aimé vous parler de sa situation et obtenir un coup de pouce nous permettant la reconnaissance de notre statut de couple gai par le CLSC.
A.P., Montréal

Malheureusement A.P., nous ne pouvons intervenir avec un reportage dans ce genre de situation avant que des procédures aient été déposées et soient arrivées à terme car nous agirions alors comme justiciers privés et ce n’est pas notre mission. Nous connaissons toutefois très bien la situation que vous invoquez pour la vivre en privé avec un membre de la famille d’un employé de Gay Globe mais le problème est très vaste et semble dépasser largement votre situation personnelle. Il est à espérer que l’État et les québécois réaliseront bientôt que tout notre système social est définitivement malade.                                                         La Rédaction

Je remarque que vous ne consacrez que très peu de place dans le magazine à la communauté lesbienne ou aux trans et je me demandais pourquoi?
L.L., Laval

Excellente question L.L., Gay Globe Magazine est une publication s’adressant aux hommes gais et à ceux qui s’intéressent à eux. Voilà notre mission. Le mélange des genres dans la communauté gaie ne passe jamais bien auprès des lecteurs et des expériences ont été tentées par le passé avec Fugues qui a essayé avec Gazelle et Gay Globe qui publiait dans les années 2002-2004 une importante section réservée aux femmes. Le problème est que les femmes lesbiennes n’aiment pas annoncer dans des revues gaies, toutes les expériences se sont soldées par des fermetures ou des retraits de section. C’est probablement culturel, social bref, il y a certainement une raison profonde qui fait que les personnes lesbiennes n’aiment pas les médias gais…

Quant à la question des trans, notre position est claire et a souvent été exprimée dans ces pages, la revoici: Nous ne croyons pas que les personnes trans doivent être regroupées avec la communauté gaie et lesbienne. D’une part les GLB sont unis par le fait culturel et sexuel jusqu’à un certain point alors que les trans relèvent d’une question médicale.

Quand on dit trans, on ne parle pas évidemment des travesties ici mais des transsexuels et transgenres. Les gais se sont battus pendant des années pour faire retirer l’homosexualité des dictionnaires psychiatriques et médicaux et n’y sont parvenu que tout récemment.

Selon moi il s’agit d’une erreur que de vouloir être trop inclusif au point d’inclure une condition médicale comme partie ou couleur de notre communauté. Il y a des limites et dans ce cas-çi, la limite doit être observée.

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