Roger-Luc Chayer
Comment vais-je expliquer à mes lecteurs qu’avec la nouvelle loi québécoise, un homme, qui est en fait une femme, pourra avoir des pièces d’identité de femme tout en étant un homme?
C’est la question que je me suis posé quelques jours avant de pouvoir songer à vous présenter cet article car, en fait de confusion, le Gouvernement du Québec vient de permettre un brassage de sauce avec des informations incomplètes et erronées.
D’abord, Québec annonçait début septembre que, dès le mois d’octobre, tout Québécois pourrait dorénavant faire une demande de changement de sexe au Directeur de l’état civil sans avoir à subir une chirurgie. C’est donc qu’un homme qui se pense trans pourra demander à ce que soit inscrit «F» pour féminin dans le registre de l’État civil sans faire l’ablation du pénis comme requis auparavant. On verra donc des hommes circuler avec des pièces d’identité de femme. Imaginez la confusion à la frontière américaine, aux élections et partout où l’identification par pièces d’identité sera requise.
Pire! L’État, en amendant sa loi, a totalement fait abstraction des nouvelles études médicales qui confirment que pour plus de 97% des personnes qui se croient trans, un trouble de la perception est présent et peut être traité de la même manière, avec une efficacité supérieure à une chirurgie mutilante, que pour les personnes anorexiques qui sont elles aussi atteintes d’un trouble de la perception ou pour les personnes atteintes d’un trouble obsessionnel compulsif (TOC), à l’aide de médicaments efficaces et spécifiques. N’oublions pas que 22% des personnes se croyant trans qui se font opérer en viennent à se suicider. Ce qui démontre clairement que l’opération n’est d’aucun effet si le trouble d’origine n’est pas traité avant tout. Le gouvernement vient d’ouvrir la porte à une grande confusion, l’avenir nous dira si l’idée était bonne!