ALERTE: La Mpox pourrait faire un retour rapide à Montréal

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Roger-Luc Chayer

La maladie qui a fait de nombreuses victimes en 2021 et 2022 à Montréal serait sur le point de faire un grand retour dans la métropole québécoise avec la venue de milliers de touristes pour les événements de la Fierté gaie à Montréal. Pourquoi? Parce que même si peu de cas sont recensés actuellement à Montréal, uniquement des touristes revenant de voyages dans des zones actives pour la maladie, de nombreux touristes de Toronto et de Chicago devraient arriver incessamment en ville et c’est ce qui fait lever l’état d’alerte.

En effet, le virus fait l’objet de disséminations communautaires dans ces deux villes, c’est-à-dire que sa transmission se fait par des contacts directs entre hommes gais ou bisexuels et qu’il n’est pas sous contrôle. Comme de nombreux visiteurs de ces deux points chauds devraient arriver à Montréal cette semaine, les autorités prévoient une importante augmentation de cas et il n’est pas trop tard pour s’y préparer et s’en protéger.

D’une part, la vaccination gratuite offerte par les autorités dans les centres de vaccination comme celui du 955 de Maisonneuve Est à Montréal offre une protection même avec une seule dose, mais offre aussi cette protection même si l’infection de fait presqu’en même temps que la vaccination. Le vaccin permet d’éviter les pires symptômes et les hospitalisations. Pour ceux qui ont déjà eu la première dose, il est possible de recevoir la seconde règlementaire un mois après la première.

La variole simienne, également connue sous le nom de monkeypox en anglais, est une maladie virale qui affecte à la fois les humains et certains types de primates, en particulier les singes. Elle est causée par le virus de la variole simienne (Monkeypox virus en anglais), qui est étroitement lié au virus de la variole humaine. La maladie présente des symptômes similaires à ceux de la variole, mais elle est généralement moins grave.

Les symptômes de la variole simienne chez l’homme comprennent généralement de la fièvre, des maux de tête, des éruptions cutanées et des lésions remplies de liquide qui ressemblent à des boutons. Les éruptions cutanées se propagent souvent à travers le corps et peuvent causer des démangeaisons intenses. La maladie est généralement auto-limitante, ce qui signifie qu’elle se résorbe d’elle-même avec le temps, mais dans certains cas, elle peut être plus grave, en particulier chez les personnes ayant un système immunitaire affaibli.

La transmission de la variole simienne se fait principalement par contact direct avec des animaux infectés ou avec des objets contaminés par le virus. La transmission interhumaine est également possible, bien que moins fréquente que celle de la variole.

La variole simienne est rare et a été signalée principalement en Afrique centrale et de l’Ouest. Des épidémies sporadiques peuvent survenir, mais la maladie n’est pas aussi répandue ni aussi grave que la variole humaine, qui a été éradiquée grâce à un effort mondial de vaccination. Les mesures préventives pour réduire le risque d’infection comprennent l’éviction du contact avec des animaux sauvages et infectés, ainsi que des précautions d’hygiène appropriées.