
Par : Roger-Luc Chayer Image : Pixabay et Gay Globe Média
C’est à la suggestion d’un lecteur et annonceur de longue date, notre ami Antoine, de la chaîne de restaurants portugais Piri Piri, que nous abordons ce sujet dans le cadre de cette édition spécialement consacrée à la santé.
Beaucoup de gens s’interrogent sur la pertinence de certaines décisions prises par plusieurs États, qui choisissent encore d’investir davantage dans l’armement, le secteur militaire ou l’électrification, comme au Québec, alors que des milliards pourraient être mieux utilisés pour le bien-être de l’humanité et pour une recherche médicale qui en a grandement besoin.
Plusieurs facteurs permettent de comprendre pourquoi certains États continuent de privilégier l’armement, le militaire ou de vastes projets d’électrification plutôt que d’orienter ces ressources vers le bien-être social ou la recherche médicale.
Les gouvernements naviguent dans un contexte géopolitique tendu où la sécurité nationale demeure un argument puissant pour justifier des budgets militaires élevés. Ils avancent souvent que la stabilité internationale repose sur la dissuasion, une logique qui perpétue des investissements massifs dans les forces armées au détriment d’autres secteurs pourtant essentiels.
Parallèlement, les grands chantiers d’électrification, comme ceux mis de l’avant au Québec, s’inscrivent dans une vision économique axée sur la transition énergétique et la compétitivité industrielle, deux enjeux politiquement porteurs et plus faciles à valoriser auprès de l’électorat. La santé publique et la recherche médicale, bien qu’indispensables, souffrent de leur manque de visibilité immédiate, car leurs bénéfices s’inscrivent dans le long terme et ne génèrent ni contrats rapides ni retombées politiques immédiates.
Cette dynamique crée un déséquilibre persistant entre les besoins réels de la population et les priorités budgétaires choisies. Elle alimente une frustration croissante chez ceux qui estiment qu’un réajustement s’impose pour répondre aux urgences sanitaires et sociales qui marquent notre époque. Dans la lutte contre des maladies comme le cancer ou le VIH, beaucoup de gens ont l’impression que les priorités publiques ne reflètent pas vraiment l’urgence de la situation. Quand on voit les milliards dirigés vers le militaire ou de grands projets politiques, on ne peut s’empêcher de penser à tout ce que ces sommes pourraient changer dans les laboratoires, les cliniques et les centres de recherche où chaque dollar compte, demandez à notre collègue le Dr Réjean Thomas de l’Actuel, il pourrait vous en parler pendant des heures….
La recherche sur le cancer ou le VIH avance, mais souvent moins vite qu’elle le pourrait, simplement parce que les équipes n’ont pas les moyens de pousser plus loin leurs travaux.
Ce décalage s’explique en partie par le fait que les résultats médicaux prennent du temps et n’offrent pas de retombées immédiates pour les gouvernements, alors que les projets d’infrastructure ou les dépenses militaires sont plus faciles à présenter comme des gestes forts devant la population. Cela alimente une réflexion de plus en plus partagée : il faudrait sans doute réévaluer nos priorités collectives pour donner à la santé et à la recherche la place qu’elles méritent vraiment.