CES GRANDS HOMOS Qui ont fait le monde d’aujourd’hui

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Édouard II est roi d’Angleterre de 1307 jusqu’à sa déposition, en janvier 1327.

Compris entre les règnes vigoureux de son père Édouard Ier et de son fils Édouard III, celui d’Édouard II est marqué par l’incompétence et la querelle politiques, et par la défaite militaire. Édouard est, sa vie durant, plus enclin aux plaisirs de la cour et aux divertissements qu’à ses devoirs de souverain. Il est incapable de refuser les plus grandes faveurs à ses divers favoris, dont les plus célèbres sont Pierre (Piers) Gaveston, un chevalier d’origine gasconne, puis un jeune seigneur anglais, Hugues le Despenser, provoquant de constants troubles politiques et, probablement, à terme, sa déposition.

Alors que son père Édouard Ier avait conquis tout le Pays de Galles et les basses terres écossaises, qu’il gouvernait d’une main de fer, l’armée d’Édouard II est défaite lors de la bataille de Bannockburn, dont la conséquence est de soustraire l’Écosse au contrôle de son voisin anglais et de permettre aux forces écossaises d’incontrôlables raids à travers le nord de l’Angleterre.

Il faut ajouter à ce règne troublé la fin dramatique du roi, dont la mort mystérieuse au château de Berkeley laisse planer des doutes sur ses causes. Plus positivement, Édouard II s’intéresse de près aux universités d’Oxford et de Cambridge. Le Moyen Âge ne connaît pas le terme homosexualité (qui n’apparaîtra qu’au XIXe siècle), même si bien évidement cette forme de sexualité existait. L’affection entre deux personnes du même sexe, comme de nos jours, n’est condamnée ni par l’Église, ni par la société, pas plus qu’elles ne condamnent l’intimité marquée entre deux hommes ou deux femmes (on se souvient de Philippe Auguste partageant sa couche avec Richard Cœur-de-Lion sans que pour autant les deux souverains fussent soupçonnés de relation à caractère sexuel), même si elle peut donner lieu à des plaisanteries, des moqueries ou des rumeurs.

Les plus violents détracteurs d’Édouard voyaient en lui un roi sodomite ou un roi que son affection démesurée pour ses favoris avait rendu indigne du trône. Presque immédiatement après son mariage avec Édouard, la reine Isabelle écrivait à son père pour se plaindre du comportement de son époux envers Gaveston. Bien que plusieurs remarques de chroniqueurs puissent être interprétées dans le sens de pratiques homosexuelles entre les deux hommes, à l’intérieur d’un comportement par ailleurs bisexuel, beaucoup de ces auteurs sont soit postérieurs à l’époque concernée, soit franchement hostiles au roi et à son ami. Le plus souvent, la nature de la relation est allusive, ou encore citée comme un exemple de la destinée guettant les rois influencés par leurs favoris et devenus étrangers à leurs propres sujets.

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