CES PAYS QUI VEULENT NOUS EFFACER

Image homophobie

Par: Carle Jasmin (Image: Générée électroniquement ©Gay Globe)

On se souvient tous de l’époque où les États-Unis, leaders mondiaux des droits de la personne et des droits LGBTQ+, associaient l’aide humanitaire au respect des droits des minorités sexuelles. Barack Obama en était un ardent défenseur.

Malheureusement, avec l’avènement de Donald Trump, non seulement l’identité des communautés LGBTQ+ est effacée aux États-Unis, mais il exige également la même chose des pays entretenant des relations commerciales avec son administration. Pire encore, il a coupé l’ensemble de l’aide humanitaire offerte par les États-Unis aux pays les plus pauvres, conditionnant désormais cette aide à l’abolition des mesures de protection des communautés LGBTQ+.

Il est tout de même spectaculaire d’assister à un tel recul social et communautaire. En dehors des mesures visant les minorités sexuelles, aucune autre exigence n’est formulée par le président des États-Unis en matière de droits de la personne, des femmes ou des enfants. Ce retour en arrière de cinquante ans donne aujourd’hui le champ libre à plusieurs régimes autoritaires — y compris en Europe, comme en Hongrie — pour recommencer à persécuter les personnes homosexuelles, les emprisonner ou même les exécuter, dans le but de plaire à Donald Trump.

Or, depuis quelques mois, des rumeurs persistantes et très précises concernant l’orientation sexuelle du fils de Trump, Barron, circulent sur le Web. Il y a sept mois, le média américain MSN titrait : « Ces théories gay à propos de Barron Trump à NYU sont incroyablement crédibles. » NYU étant l’Université de New York. Si ces rumeurs s’avéraient fondées et que le fils du président des États-Unis était effectivement homosexuel ou présentait une orientation sexuelle ambiguë, nul doute que son père s’empresserait de le dissimuler au regard du public — incapable d’assumer chez lui-même ce qu’il persécute chez les autres.

Donald Trump n’est pas nécessairement homophobe par conviction personnelle, mais plutôt par opportunisme politique. Sa posture anti-LGBTQ+ s’inscrit dans une stratégie de séduction d’une base électorale conservatrice, notamment les chrétiens évangéliques, farouchement opposés aux avancées en matière de droits des minorités sexuelles. En adoptant leur rhétorique, Trump consolide son pouvoir tout en polarisant davantage la société américaine. Il s’attaque aux personnes LGBTQ+ non par haine ouverte, mais parce qu’elles servent de cibles faciles dans un discours populiste, où la division et la peur sont des leviers de contrôle, et ça c’est du déjà vu d’une autre époque !

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