L’infaillibilité papale : un mythe en pleine ère moderne

Rien n’est plus effrayant que de savoir qu’un chef d’État se croit infaillible et parfait, au point de rendre inattaquable tout ce qu’il dit. En 2009, cet homme existe encore. Il ne s’agit ni d’Adolf Hitler, ni de Staline, ni d’un ayatollah perdu dans le désert, mais bien du Pape Benoît XVI, chef reconnu du plus petit État du monde, le Vatican, officiellement représenté à l’ONU.

Tout a commencé par un appel sur le répondeur du Point à Montréal, d’un certain monsieur deBlois, mécontent que le média questionne la position du Pape sur les condoms. Selon lui, le Pape ne peut se tromper car il est infaillible. Une affirmation absurde quand on connaît l’histoire du Vatican, entre excuses répétées pour ses crimes passés, notamment l’abandon des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale, les tortures infligées aux hérétiques, les abus commis par des prêtres pédophiles, ou encore les récentes erreurs « terriblement tristes » face aux autochtones au Québec.

Le chef spirituel de 800 millions de croyants serait donc infaillible ? Impossible. Les prêtres sont faillibles, comme en témoignent les scandales liés aux abus pédophiles dans l’Église. Les évêques aussi, à l’image du Cardinal Ouellet de Québec, prisonnier de doctrines moyenâgeuses. Quant aux Papes, ils restent des hommes faits de chair et de sang, aussi faillibles que nous tous. Leur prétendue infaillibilité est un mythe, un pouvoir illusoire à déconstruire.

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