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Le gouvernement fédéral met fin au financement de la Maison Plein Cœur, un organisme de Montréal qui offre des services à des personnes vivant avec le VIH ou le sida. Accompagnement psychologique, ateliers d’échange, soutien à la réinsertion : une partie des interventions menées depuis une vingtaine d’années sont menacées par ces compressions.
Un texte de Fannie Bussières McNicoll
Dès avril, la Maison Plein Cœur devra composer avec 100 000 $ de moins, ce qui représente 20 % de son budget total. Il s’agit d’une situation qui aura des conséquences concrètes pour des centaines d’usagers.
Ce n’est pas en sauvant sur des photocopies qu’on va pouvoir combler ce déficit-là. Il y a des risques d’impacts sur nos programmes, nos services, nos ressources humaines.
La Maison Plein Cœur a lancé au début de décembre une campagne de financement. L’objectif est d’aller chercher un budget d’appoint qui permettra de ne pas diminuer de manière trop draconienne les interventions effectuées tous les jours auprès de la clientèle.
La responsable du financement, Sarah Nambukarawasam, explique que la campagne « Maintenons le rythme » vise également à lutter contre les préjugés ou les mauvaises informations qui continuent à circuler au sujet du VIH et du sida.
Beaucoup de personnes pensent que c’est un problème qui est réglé. Et elles se rendent comptent, avec notre campagne, que ce n’est pas un sujet des années 1980 et 1990, que c’est toujours d’actualité.