Donald Trump joue avec le feu : vers une invasion illégale du Groenland et la rupture de l’OTAN

OTAN

Roger-Luc Chayer (Photo : John Thys / AFP)

Trump prêt à envahir le Groenland, territoire protégé par l’OTAN ?

Le président des États-Unis, Donald Trump, serait-il sur le point d’ordonner l’invasion du Groenland, malgré le fait que cette province autonome du Royaume du Danemark soit membre de l’OTAN et donc, en théorie, protégée par l’ensemble des pays de l’Alliance, dont les États-Unis eux-mêmes ?

Trois jours après l’attaque contre le Venezuela et l’arrestation de son président, Nicolás Maduro, les interrogations se multiplient. À tel point que le président français Emmanuel Macron a convoqué aujourd’hui à Paris les alliés de la coalition des volontaires afin d’en discuter. Deux représentants des États-Unis seront présents, dont Jared Kushner, gendre de Donald Trump.


Qu’est-ce que la coalition des volontaires ?

Selon Wikipédia, la coalition des volontaires est une alliance contribuant à la mise en œuvre d’un plan en quatre points présenté par le Premier ministre britannique Keir Starmer afin de soutenir l’Ukraine face à l’invasion russe, à la suite d’un sommet réunissant 18 dirigeants mondiaux à Londres. Rendue publique lors du sommet de Londres sur l’Ukraine, le 2 mars 2025, l’initiative vise à renforcer le soutien européen à Kyiv dans un contexte d’instabilité politique marqué par les revirements de la politique américaine. Elle a également pour objectif d’établir un cadre en vue d’une paix durable, destinée à mettre fin à l’invasion russe de l’Ukraine et, plus largement, à la guerre russo-ukrainienne. La première réunion de cette coalition a eu lieu le 10 avril 2025 au siège de l’OTAN à Bruxelles.


Les membres de la coalition des volontaires

La coalition regroupe aujourd’hui entre 31 et 35 pays, principalement européens, auxquels s’ajoutent quelques partenaires extra-européens. Elle s’est constituée autour d’un noyau dur formé par la France et le Royaume-Uni, qui pilotent conjointement l’initiative. Paris et Londres affichent un engagement politique fort et sont, à ce stade, les seuls États à avoir publiquement évoqué la possibilité d’un déploiement de troupes européennes dans le cadre d’une future « force de réassurance » en Ukraine, même si aucun dispositif opérationnel n’a encore été formellement acté.

L’Allemagne participe activement aux discussions et envisage des contributions militaires ou sécuritaires sous forme de garanties, tandis que la Suède s’est dite ouverte à une participation au sein d’une force conjointe. Le Canada fait également partie des acteurs clés, en apportant un soutien diplomatique et matériel important. L’Italie, bien que membre, demeure réticente à un envoi de troupes sans mandat international clair. L’Autriche, la Belgique, ainsi que plusieurs pays baltes, nordiques et d’Europe centrale complètent la liste des participants. Des partenaires extérieurs comme l’Australie et la Nouvelle-Zélande sont mentionnés pour leur rôle logistique et de formation. L’Ukraine est elle-même partie prenante en tant que bénéficiaire et participante aux sommets de coordination. Lors du sommet de Paris en janvier 2026, 35 pays étaient représentés, les États-Unis y participant pour la première fois en présentiel via des émissaires.


Variété des contributions au sein de la coalition

Les contributions des États membres varient selon leurs capacités et priorités stratégiques. Outre les hypothèses de déploiement évoquées par Paris et Londres, plusieurs pays, dont l’Allemagne, l’Italie, la Suède et le Canada, privilégient des garanties de sécurité indirectes, telles que la mise à disposition de bases, la formation des forces ukrainiennes, l’envoi de matériel ou le soutien logistique. La majorité concentre ses efforts sur le soutien diplomatique et financier, le renforcement des sanctions contre la Russie et la coordination des projets de reconstruction. Parallèlement, certains États, notamment le Canada, ont continué à fournir une aide militaire et financière bilatérale importante à l’Ukraine.


L’article 5 de l’OTAN face à une attaque américaine sur le Groenland

L’article 5 de l’OTAN est la clause de défense collective de l’Alliance. En termes simples, il prévoit que si un pays membre est attaqué, cette attaque est considérée comme une attaque contre tous les membres. Ceux-ci s’engagent alors à venir en aide au pays agressé, selon les moyens qu’ils jugent appropriés — militaires, logistiques, politiques, etc.

Cet article n’entraîne pas automatiquement une guerre généralisée, mais impose une solidarité obligatoire entre alliés. Chaque État reste libre de choisir la forme de son soutien, mais le principe est clair : aucun membre ne doit être laissé seul face à une agression. Depuis la création de l’Alliance, l’article 5 n’a été invoqué qu’une seule fois, après les attentats du 11 septembre 2001.


Les risques d’une attaque américaine contre un membre de l’OTAN

Il serait aberrant que les États-Unis s’en prennent à un membre de l’OTAN, un geste qui forcerait les autres pays à invoquer l’article 5 et potentiellement à se positionner contre Washington. Une telle action de Donald Trump déclencherait une crise militaire mondiale majeure, avec la Russie, la Chine et l’Inde en toile de fond. Ce scénario enverrait un signal inquiétant, suggérant que les États-Unis pourraient se retirer, de fait ou de droit, du cadre de solidarité collective de l’OTAN.


Trump, un président capable d’attaques surprises

Donald Trump a démontré qu’il pourrait passer à l’acte, sauf si des contre-pouvoirs comme le Congrès l’en empêchent. Il a mené une attaque contre le Venezuela sous prétexte d’un mandat d’arrêt, causant la mort de nombreux militaires et civils. Il affirme être proche d’une offensive contre la Colombie, Cuba, et l’Iran, et rien ne semble pour l’instant pouvoir ou vouloir l’arrêter.


L’impossible gestion de l’article 5 en cas d’attaque américaine sur le Groenland

Si les États-Unis attaquaient le Groenland, membre de l’OTAN, l’Alliance ferait face à un dilemme sans précédent. L’article 5 prévoit une réponse collective en cas d’attaque, mais ici, l’agresseur serait lui-même un membre majeur. Cette contradiction poserait un défi immense aux autres membres, qui devraient déterminer si cette action constitue une violation de l’Alliance. Plutôt qu’une riposte militaire immédiate, une réponse politique, économique et diplomatique serait sans doute privilégiée. L’article 5 n’a jamais été conçu pour une agression interne, et aucune procédure claire n’existe pour gérer une telle situation. Cette lacune pourrait paralyser l’Alliance et menacer sa cohésion, certains pays remettant en cause leur participation, ce qui risquerait de provoquer une crise profonde ou un réalignement stratégique.


Trump et la destruction des communautés LGBT dans le monde

En 2025, Donald Trump a montré qu’il pouvait détruire ce qu’il rejette, notamment les communautés LGBT internationales. Par ses décisions et son influence, il a encouragé un climat de rejet et d’intolérance, renforçant les discours homophobes dans plusieurs pays. Son soutien à certains régimes conservateurs a durci les lois et pratiques discriminatoires, aggravant la situation des personnes LGBT à l’échelle mondiale. Ce recul a eu des conséquences dramatiques sur leurs droits, leur sécurité et leur reconnaissance. La Cour suprême des États-Unis est intervenue sur des affaires liées aux droits LGBT, notamment en matière d’emplois et de discrimination, confirmant que la loi fédérale protège ces personnes contre le licenciement et le harcèlement, en contradiction avec certains décrets de Trump.


La conférence de la coalition des volontaires à Paris, un rendez-vous crucial

La conférence de la coalition des volontaires qui se tient aujourd’hui à Paris devrait apporter des précisions sur les enjeux militaires et politiques liés aux ambitions de Donald Trump.

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