ÉDITORIAL MAGAZINE GAY GLOBE #167

Couvert

Roger-Luc Chayer Image: Gay Globe Média

Chaque année, dans les médias traditionnels, on est submergé de nouvelles sur le VIH/SIDA, souvent publiées en vrac. Le 1er décembre, tout devient un sujet d’attention… puis, dès le 2 décembre, plus rien, comme si le VIH ne concernait plus personne.

Chez Gay Globe, depuis les débuts du magazine — et même avant, pour ma part, lorsque j’étais journaliste au magazine RG entre 1993 et 1998 — le VIH a toujours été une de nos priorités. À l’époque de RG, bien avant l’arrivée de la trithérapie dans la plupart des pays occidentaux en 1996, nous assistions à un véritable massacre au sein de la société, et plus particulièrement chez les hommes homosexuels.

Les malades contractaient un virus encore relativement nouveau et, en l’absence de traitements efficaces avant 1996, décédaient à une vitesse effrayante. Rien qu’à RG, plusieurs collaborateurs se sont éteints à cause du sida, ce qui m’a profondément marqué. J’ai vécu la même douleur avec des personnes qui m’étaient très chères.

Il existait alors — et l’on constate encore aujourd’hui — une grande désinformation sur le sujet. Comme le VIH touche toujours une majorité de personnes homosexuelles, les préjugés persistent et se manifestent rapidement. C’est précisément là que Gay Globe, et les autres médias, ont un rôle essentiel : briser la désinformation, diffuser une information exacte et, ainsi, faire taire les préjugés.

Dans un documentaire produit pour faire connaître la revue Le Point, ancien nom du magazine Gay Globe, j’avais expliqué mes motivations personnelles ainsi que la chance que j’avais d’avoir le soutien de Céline Dion et de René Angélil sur la question du VIH/SIDA. On peut toujours visionner ce documentaire à l’adresse suivante : https://gayglobe.net/documentaire-histoire-et-creation-du-magazine-gay-globe-ancien-nom-revue-le-point/

À l’aube de 2026, face à des changements importants dans la recherche ainsi que dans les traitements préventifs — et possiblement curatifs — qui se profilent, ma motivation reste intacte. Elle s’exprime tout au long de l’année, dans chaque édition du magazine ainsi que dans les publications de notre fil de presse.

Roger-Luc Chayer, éditeur

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