Entrevue avec Denis-Martin Chabot: auteur et journaliste

Roger-Luc Chayer

Qui ne connaît pas Denis-Martin Chabot, journaliste depuis près de 36 ans dont plus de 32 à Radio-Canada? Non seulement il a fait une longue carrière à décortiquer pour nous, au petit écran, l’actualité au Canada, il a aussi patiemment travaillé sur des écrits qu’il peut aujourd’hui nous dévoiler, maintenant qu’il est un jeune retraité. Avant tout, je me suis entendu avec Denis-Martin pour que cette entrevue n’en soit pas une de complaisance, mais bien un entretien qui se devait d’aller au fond des choses.

J’ai donc commencé mon entrevue en lui posant directement la question: mais qu’est-ce qui t’a pris d’aller divulguer ainsi ta séropositivité le 1er décembre dernier? Comme à son habitude, l’ex-journaliste radio-canadien n’a pas peur des mots: «Toute ma carrière j’ai raconté l’histoire des autres, je voulais redonner aux gens qui m’ont tant donné et je voulais qu’une personnalité publique en parle, il était temps». Il faut dire que lorsqu’il a appris son statut sérologique en 2004, Denis-Martin s’en doutait déjà, compte tenu des divers problèmes de santé qui l’affligeaient et qui n’étaient pas normaux pour un homme de son âge. «J’ai toujours préféré la vérité qui dérange au mensonge qui rassure», nous dit avec humour celui qui est devenu, depuis sa retraite, un prolifique auteur de romans, d’histoires vécues (Dave Courage), de biographies (Richard Abel) et même d’une pièce de théâtre (L’amant de Samuel), qui sera présentée dans le cadre de Fierté Canada 2017 à Montréal.

Depuis sa retraite, Denis-Martin est éclatant d’énergie. Je voulais absolument connaître le secret de son bonheur, et c’est en concluant son entrevue qu’il me dit: «Je voulais tout faire de ce que je ne pouvais pas faire à Radio-Canada. En fait, j’écris pour moi, je publie pour les autres. Après 55 ans, je viens de découvrir que je m’aimais, quel sentiment magnifique», de conclure l’auteur qui nous promet de nombreuses sorties inédites et quelques importantes annonces en 2018. Bonne renaissance cher collègue!

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