
Roger-Luc Chayer (Photo : Gilbert Thibodeau du Parti Action Montréal)
Gilbert Thibodeau, chef du parti municipal Action Montréal, a fait l’objet de reportages portant sur certaines de ses prises de position publiques ainsi que sur des publications attribuées à des candidats de sa formation politique. Ces épisodes ont alimenté la couverture médiatique de son parcours, particulièrement durant la campagne municipale montréalaise de 2025.
Dans un portrait consacré aux candidats municipaux, Journal Métro s’est intéressé aux interventions de Gilbert Thibodeau sur la plateforme Lux Média, où ont notamment été abordés des sujets controversés liés à la pandémie de COVID-19 et à l’élection présidentielle américaine de 2020. La couverture médiatique de ces interventions a soulevé des questions sur les positions défendues et les informations relayées dans ce contexte.
Un autre épisode concernait Geoff Molson, président du Club de hockey Canadien. Selon Journal Métro, Thibodeau avait laissé entendre que Molson appuyait sa candidature à la mairie de Montréal. Le dirigeant du Canadien aurait par la suite démenti cet appui, selon le même média. Cet épisode mérite d’être considéré à la lumière des déclarations publiques des personnes concernées.
La couverture médiatique de Gilbert Thibodeau ne se limite pas à son programme municipal, qui met notamment l’accent sur la fiscalité, la bureaucratie et le soutien aux commerçants. Les controverses évoquées constituent néanmoins une partie identifiable de son parcours public.
Dans une publication Facebook datée du 13 octobre, Gilbert Thibodeau, chef d’Action Montréal, a évoqué une possible hausse de taxes de 10 % dans l’arrondissement de Ville-Marie, à Montréal. Cette déclaration est susceptible de susciter des interrogations chez les propriétaires et les commerçants du secteur quant aux répercussions financières évoquées. Dans son message, M. Thibodeau formulait également des critiques à l’endroit de la mairesse Soraya Martinez Ferrada. La publication a donné lieu à plusieurs réactions de la part de ses abonnés. Voici le texte intégral de son message :
MONTRÉAL / Augmentation de taxes de 10%
La mairesse de Montréal mentait? Pendant la campagne électorale de 2025, Soraya Martínez Ferrada promettait de réduire les dépenses, de couper au moins 1,000 postes qui ne servent pas directement les citoyens et de limiter les hausses de taxes à l’inflation. Moins d’un an après son élection, elle fait le contraire.
Le 6 octobre, la mairesse de Montréal a annoncé une hausse de 10% de la taxe locale pour le centre-ville (arrondissement Ville-Marie) en vue du budget 2027. Elle justifie cela par le besoin d’entretenir les infrastructures et d’offrir de meilleurs services, en disant que les revenus n’ont pas suivi l’augmentation du nombre de résidents.
Pourtant, hausser les taxes est exactement ce qu’il ne faudrait pas faire. Au centre-ville, les commerçants paient déjà beaucoup de taxes et ont de la difficulté à rester ouverts. Moins de commerces signifie moins d’argent pour la Ville. On tourne en rond. Les taxes trop hautes font partir les commerçants, les revenus baissent, et on taxe encore plus ceux qui restent. C’est l’inverse de la logique à appliquer. Et à la fin, c’est le citoyen qui paie.
Le budget 2027 sera présenté dans quelques semaines. On a toutes les raisons de douter. Si les promesses de «saine gestion» se sont déjà transformées en hausse de taxe de 10%, qu’est-ce qui nous attend vraiment? Les Montréalais ont entendu parler de rigueur en campagne. Aujourd’hui, ils subissent des hausses de taxes qui nuisent aux commerces. L’administration Martínez Ferrada rit de la population.
En réalité, l’annonce en question ne semble pas correspondre à une hausse de 10 % de l’ensemble des taxes municipales résidentielles ou commerciales, mais plutôt à une augmentation visant une composante particulière de la facture fiscale. Cette distinction mérite d’être précisée afin de bien comprendre la portée réelle de la mesure annoncée. Voici les explications.
Hausse de 10 % de la taxe locale à Ville-Marie : déclaration de Gilbert Thibodeau exacte, mais exagérée
Le 6 octobre 2026, la mairesse Soraya Martínez Ferrada a annoncé une hausse de 10 % de la taxe locale de l’arrondissement Ville-Marie pour le budget 2027. Elle justifie cette décision par le besoin d’entretenir les infrastructures et le fait que les revenus n’ont pas suivi la croissance du nombre de résidents. L’arrondissement espère en tirer environ 2,5 millions $. Cette hausse est bien réelle et plus forte que les précédentes (3 % en 2026, 2,5 % en 2025). Cependant, son impact est limité :
- La taxe locale ne représente que 5 à 10 % du compte de taxes total.
- Pour une propriété de 500 000 $, l’augmentation s’élève à seulement environ 17 $ par année.
Exemple de calcul
Si la portion locale d’une propriété de 500 000 $ était de 170 $ en 2026, une hausse de 10 % donne :
170 $ × 10 % = 17 $ de plus en 2027.
L’annonce est exacte, mais la publication d’Action Montréal semble en amplifier la portée en omettant de préciser que l’impact financier pourrait demeurer modeste. Il serait souhaitable que M. Thibodeau présente l’ensemble des informations pertinentes afin de permettre à la population de bien comprendre les conséquences réelles de cette mesure, plutôt que de risquer d’exagérer son importance et d’inquiéter les propriétaires résidentiels et commerciaux.
Au bout du compte, selon la facture fiscale de chacun, le montant supplémentaire pourrait se limiter à quelques dollars. Une telle mesure mérite d’être expliquée et débattue, mais sa portée doit être présentée avec précision, sans que cela conduise à mettre en cause l’intégrité de la mairesse de Montréal.
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