(Pierre-Alain Depauw / Medias-presse.info)
Le Québec entend se distinguer sur le terrain diplomatique et annonce que sa «voix distincte» sera mise au service de la cause homosexuelle et transgenre! Il y a un mois, au sommet de la Francophonie de Madagascar, Christine St-Pierre, ministre des Relations internationales du Québec, appelait ses homologues à s’attaquer à la « discrimination envers les personnes LGBT ». Désormais, la défense des droits des lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres fera officiellement partie intégrante de la politique étrangère québécoise et sera systématiquement évoquée lors des contacts diplomatiques malgré les tensions ou les malaises que cela suscite.
« Il y a des pays qui vont nous dire qu’on se mêle de leurs politiques internes. C’est comme ça. Je n’ai pas peur de créer un malaise, on n’est pas agressifs, mais on l’affirme : nos valeurs démocratiques incluent les droits des LGBT. […] Ça va finir par rentrer. » Et ces ingérences du Québec sont notamment très mal perçues par la plupart des pays africains qui considèrent l’homosexualité et la théorie du genre comme une « importation culturelle » de l’Occident. « On se fait parfois répondre que, si on veut leur parler d’homosexualité, eux vont parler de polygamie et pourquoi pas d’excision », avoue un diplomate québécois. Mais lors de la prochaine rencontre des ministres de la Francophonie, qui se déroulera en 2017 en Arménie, le Québec compte mener une véritable offensive de propagande pro-LGBT en s’entourant de « membres alliés », tels que la Belgique ou la France.