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Le directeur de l’unité en charge du sida et de la tuberculose, le docteur Owen Murunguri, a déclaré qu’il était nécessaire de doubler les mesures de prévention primaires pour atteindre cet objectif, rapporte le média public New Ziana.
« L’accent est mis plus particulièrement sur la PTME car environ 60% de nos succès proviendront de la prévention primaire de nouvelles infections. C’est un bon point d’accès pour la réponse nationale au VIH et au sida », a-t-il dit.
Ce faible taux d’infection sera réalisé en fournissant des soins préventifs et prénataux aux mères enceintes, a indiqué M. Mugurungi.
« Nous veillerons à ce que toutes les mères enceintes et séropositives obtiennent des médicaments antirétroviraux et des soins plus efficaces », a-t-il dit.
Il a appelé les femmes enceintes à s’inscrire au plus tôt pour éviter la transmission du VIH et du sida de la mère à l’enfant avant la naissance.
« Une inscription rapide, et un accès à des soins prénataux, pour que toutes les femmes enceintes soient dépistées au VIH, sont nécessaires. Il faut également assurer un suivi pour tous les nouveaux-nés », a-t-il dit.
M. Mugurungi a également appelé tous les hommes à être impliqués afin d’étendre les services de PTME alors que le gouvernement s’efforce de rendre plus accueillantes les institutions maternelles.
« L’implication des maris est généralement faible car nos cliniques ne sont pas accueillantes. Nous devons les améliorer pour que les hommes qui veulent accompagner leurs femmes soient à l’aise », a-t-il dit.
Un taux de contamination chez la femme enceinte de cinq pour cent à l’horizon 2015 est une mission ambitieuse pour le gouvernement, actuellement confronté à l’inadéquation du personnel infirmier.
La prévalence du VIH et du sida au Zimbabwe s’élève actuellement à 14,2%. Les statistiques montrent que 15 000 nouveau- nés sont encore contaminés chaque année.
Le Zimbabwe doit accueillir du 5 au 9 septembre une conférence nationale sur le VIH et le sida, avec pour thème » Éliminer les nouvelles contaminations d’enfants par le VIH, garder les mères en vie ».