LES ORIGINES DU VIH

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L’origine du virus de l’immunodéficience humaine (VIH) est simienne. Il existe une diversité de VIH qui ont été transmis à l’homme par différents types de singe. Depuis le début de la pandémie, 99% des infections au VIH sont une infection au VIH-1 de type M.

Le type M a été transmis à l’homme par un chimpanzé du sud du Cameroun (Pan troglodytes troglodytes), probablement entre 1915 et 1941.

Cela a pu se produire à la suite d’une morsure par un chimpanzé infecté, ou par une écorchure à l’occasion du dépeçage. Le « patient zéro » du VIH-1 type M à partir duquel la pandémie de VIH s’est déclenchée est un Camerounais ou un colon.

Ce patient zéro a disséminé le virus dans un autre pays, le Congo belge, actuelle République démocratique du Congo. Dans les années 1940 à 1960, la capitale du Congo belge, Léopoldville (l’actuelle Kinshasa) a été l’épicentre de la pandémie de VIH.

Classiquement, l’origine de la pandémie de VIH est expliquée par le développement de l’urbanisation, la paupérisation, la prostitution, les déplacements de populations, les changements de comportement sexuel et l’apparition des drogues injectables.

D’après Jacques Pépin, selon toute vraisemblance, le VIH s’est surtout propagé dans des dispensaires ou centres de santé.

En Afrique, une seringue passe d’un malade à l’autre, tout en conservant parfois des petites quantités de sang contagieux, lesquelles quantités sont suffisantes pour transmettre le virus.

Le VIH a pu être transmis à des patients de tout âge, à la suite d’injections intraveineuses luttant contre la syphilis, le pian, la maladie du sommeil, la lèpre, la tuberculose ou encore le paludisme.

Sur les 32 millions de morts du sida entre 1990 et 2020, un peu plus de 23 millions étaient des Africaines et des Africains hétérosexuels (72%).

La moitié des séropositifs vivant en Afrique subsaharienne ont été infectés par le sous-type C. Le sous-type C est apparu en Afrique australe, de manière tardive dans les années 1980.

Selon Jacques Pépin, quand le VIH devient extrêmement prévalent, comme c’est le cas en Afrique australe où entre 25 et 35% de toutes les femmes sont séropositives au VIH, il est peu probable que la prostitution soit à l’origine de la transmission.

Le VIH est davantage transmissible par voie parentérale (piqûre, seringue) que lors d’un rapport hétérosexuel. La transmission du VIH par voie sexuelle est surtout à l’origine de l’infection des homosexuels. Dans le monde depuis le début de la pandémie, au moins 3 millions d’homosexuels sont morts du sida.

Chaque virion de VIH a un génome d’environ 10 000 nucléotides. À titre de comparaison celui du COVID en compte environ 30 000 et le génome humain environ 3 milliards.

En comparant les similitudes et différences en termes de combinaisons de nucléotides entre tous les génomes de VIH séquencés, il est possible de créer un arbre phylogénétique et de classer les différents variants de VIH en « cousins » plus ou moins proches.

À partir de cet arbre phylogénétique, l’histoire du VIH au XXe siècle peut être reconstituée. Il existe une diversité de VIH qui ont été transmis à l’homme par différents types de singe. Le VIH-1 et le VIH-2 n’ont pas la même origine géographique et n’ont quasiment aucune combinaison de nucléotides en commun.

Le VIH-1 a été transmis aux humains par des singes d’Afrique centrale de l’ouest, alors que le VIH-2 a pour origine les singes d’Afrique du Golfe de Guinée. Le VIH-2 provoque un sida, mais il est moins virulent que le VIH-1.

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