L’ORIGINE DES GROS VENTRES

Quand les hommes grossissent, ils prennent du ventre, tandis que, chez les femmes, les graisses viennent plutôt se loger sur les hanches et les cuisses. Des différences hormonales et l’expression de certains gènes expliqueraient ce phénomène. Les hommes, en prenant de l’âge, ont tendance à grossir du ventre et, quand la graisse ne peut plus s’y accumuler, l’organisme la stocke ailleurs (foie, pancréas, muscles…), ce qui est néfaste pour la santé.

Chez les femmes, les graisses sont plutôt stockées dans les cuisses et les hanches. Ce serait dû à la présence des œstro- gènes. D’ailleurs, à la ménopause, les niveaux d’oestrogène dimi- nuent et les femmes peuvent stocker des graisses sur le ventre et développer un embonpoint comme les hommes.

Les hormones expliqueraient donc la répartition des graisses chez les hommes et les femmes. En voici une autre preuve… D’après Mitchell Roslin, de l’hôpital Lenox Hill, à New York, certaines femmes ont tendance à prendre plus de ventre : celles qui ont des niveaux élevés de testostérone, ou celles qui souffrent de patholo- gies qui réduisent les taux d’oestrogènes, comme le syndrome des ovaires polykystiques.

Mais comment agissent les hormones ? Des chercheurs ont com- paré l’expression des gènes dans la graisse abdominale et la graisse des cuisses. Chez l’homme, ils ont trouvé que 125 gènes étaient exprimés différemment dans le ventre et les cuisses; chez les femmes il y en avait 218. Certains de ces gènes étaient des gènes homéotiques, dont on sait qu’ils peuvent être influencés par des hormones.

De manière générale, même si l’on n’est pas en surpoids, mieux vaut perdre son embonpoint. La présence de graisses abdomi- nales est associée à un risque accru de maladies cardiaques et de diabète. Pour perdre du ventre, l’exercice s’avère souvent efficace.

La santé cardiovasculaire responsable de la hausse de l’espérance de vie au Québec

(selon Agence QMI)

La diminution des décès liés aux maladies cardiovasculaires est la principale raison derrière l’augmentation récente de l’espérance de vie au Québec. C’est ce qui ressort de l’article «L’évolution récente des causes de décès au Québec : quel effet sur l’espérance de vie?», publié mercredi par l’Institut de la statistique du Québec.

«Entre les périodes 2000-2002 et 2010-2012, l’espérance de vie à la naissance des hommes a augmenté de 38 mois pour atteindre près de 80 ans, et la baisse de la mortalité liée aux maladies car- diovasculaires explique à elle seule 16 mois d’augmentation», a donné comme exemple l’Institut. De plus, on observe une baisse de la mortalité liée aux tumeurs et à certaines causes externes, tels que les accidents et les suicides.

L’intoxication accidentelle, ou surdose, est une des rares causes de mortalité qui a pris de l’ampleur dans cet intervalle de dix ans, a conclu l’Institut. L’espérance de vie à la naissance représente le nombre moyen d’années que peut espérer vivre un être humain qui vient tout juste de voir le jour.

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