Distribution gratuite de Viagra pour les seniors à Mexico

Plus de 100 000 Mexicains de plus de 70 ans pourront prétendre à une distribution gratuite de Viagra, dans le cadre d’un programme de « santé sexuelle » que la mairie de Mexico mettra en œuvre le 1er décembre. « Environ 112 000 adultes âgés pourraient prétendre à la distribution des pastilles contre le dysfonctionnement de l’érection, mais nous ne leur administrerons pas s’ils ne passent pas auparavant des examens très rigoureux, car il existe des effets dangereux », explique à l’AFP le ministre de la Santé du District de la Capitale fédérale, Armando Ahued.

Un programme complet de santé sexuelle

Ce programme dit « de santé sexuelle » sera lancé dans trois cliniques publiques de la capitale. Il part du principe que l’activité sexuelle ne doit se terminer qu’en même temps que la vie elle-même. La campagne va bien au-delà de la distribution des pastilles bleues et s’attache à l’ensemble de la santé sexuelle, avec un dépistage des causes possibles du dysfonctionnement de l’érection qui affecte 70 % des plus de 70 ans, selon le ministre, mais pour laquelle 10 à 15 % seulement consultent leur médecin. « Il ne s’agit pas seulement de la pastille, ou de l’administrer indistinctement, on réalisera un examen complet. Pour l’homme, nous allons dépister l’andropause, le cancer de la prostate ou le diabète, autant de causes du dysfonctionnement de l’érection », précise M. Ahued.

Formation et sensibilisation

La Ville de Mexico, dirigée par un maire de gauche, Marcelo Ebrard, a formé spécialement 130 médecins pour ce programme, qui prévoit également une information des personnes âgées sur la transmission des maladies sexuellement transmissibles (MST). « C’est une génération qui n’y est pas préparée, et qui ne dispose que de peu d’information à ce sujet », souligne le ministre.

Impact social et traitement adapté

« Il s’agit aussi d’informer le public sur l’impact que le dysfonctionnement de l’érection peut avoir sur la situation personnelle de celui qui en souffre, ou sur sa relation avec son entourage socio-professionnel », ajoute Iran Roldan, coordinatrice du projet. L’administration de la pastille « dépendra du diagnostic d’identification du problème, et le traitement sera adapté, pas seulement pharmaceutique, car il pourra être clinique ou psychologique », conclut-elle.

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