MON CORONAVIRUS À MOI

Gay Globe

De nombreux lecteurs sont confinés chez eux par dépit, volontairement ou à cause des consignes gouvernementales. Plusieurs souhaitaient exprimer leurs souffrances ou leur philosophie face à l’adversité. Voici quelques témoignages:

Toute ma vie j’ai combattu une phobie sociale qui a compliqué chaque moment tant dans mes différentes carrières que dans mes activités quotidiennes. J’ai développé avec les années une sorte d’anorexie qui m’a presque rendu prisonnier de mon environnement proche et chaque fois que je devais sortir, rencontrer des gens ou affronter la communauté, je souffrais intérieurement. À cause des mesures de confinement, la logique voudrait que je sois plus heureux d’être forcé de rester loin de mes phobies, mais non, c’est le contraire. J’ai développé des mécanismes de compensation plus ou moins efficaces, mais là, seul chez moi, ces mécanismes ne me sont d’aucune utilité et je suis confronté à ces vieux démons que je ne peux même plus fuir. Chaque jour amène de nouvelles souffrances, je ne sais pas où m’amènera ce voyage, j’ai peur!
-Michel C., Montréal.

La première semaine, c’est l’anxiété qui a pris le dessus. J’avais besoin de m’informer, mais j’avais surtout peur. La deuxième semaine de confinement, j’ai repris le contrôle de moi-même et j’ai retrouvé mon calme. Je ne sors que pour faire une promenade avec mon chien et j’essaie d’espacer autant que possible mes sorties au supermarché pour limiter mes contacts physiques avec le monde. À présent, j’apprivoise cette nouvelle réalité, ce temps que la vie nous offre, pour redécouvrir certains loisirs, mais aussi mettre de l’avant mes projets d’écriture. En gardant mon esprit occupé, il dérive moins vers les scénarios catastrophes et je me sens beaucoup

plus équilibré. Prenons d’abord soin de soi tout en restant en contact avec les membres de notre famille et nos amis grâce à la technologie. Nous aurons certes besoin d’une «détoxication» technologique par la suite, mais soyons heureux de pouvoir compter sur celle-ci en ces temps incertains. #RestezChezVous
-Jean-Sébastien Bourré, auteur. Joliette.

La crise du Covid me fait découvrir des aspects insoupçonnés de certaines personnes autour de moi et souvent, je suis déçu. Je suis déçu de voir comment des personnes que j’aime gèrent leur panique ou leurs inquiétudes. J’ai l’impression que plusieurs personnes ne comprennent pas que le monde est en danger, qu’il est en train de changer et que ce n’est pas le moment de se comporter stupidement. Ce que j’ai vu me restera en mémoire et la crise est en train de faire le ménage de mon entourage, dans le bon sens du mot.
-Andy Cholette, Laval.

Mon Coronavirus à moi est une bonne chose. Il me donne l’occasion de faire tout ce que je ne fais jamais, tout ce que je n’ai jamais le temps de faire et tout ce que j’aurais voulu faire. Il m’a donné une liberté que je ne pensais pas possible et je me découvre même des talents artistiques en décoration que je ne me connaissais pas.
-Michel Lalonde, Longueuil.

Je pense que le Québec découvre qui est véritablement le premier ministre Legault et son gouvernement. Si on se demande encore si M. Legault est un bon PM, je pense que le virus a répondu pour tout le monde, et c’est unanime. Bravo Monsieur Legault!
-André P., Sherbrooke.

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