
Carle Jasmin (Image : Comité Olympique de Milan-Cortina 2026)
Depuis le début des Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina, une rumeur circule selon laquelle les athlètes seraient particulièrement occupés, atteignant des niveaux records de relations sexuelles. Selon un rapport du comité olympique, en seulement deux jours, 10 000 préservatifs auraient disparu.
Les organisateurs pointés du doigt
Le rapport a également mis en cause les organisateurs olympiques, suggérant qu’ils n’étaient « pas particulièrement généreux avec les chiffres ». À titre de comparaison, lors des Jeux d’été de Paris, environ 300 000 préservatifs avaient été distribués, soit environ deux par athlète et par jour. Lors de ces Jeux d’hiver, en revanche, le nombre annoncé était nettement inférieur : moins de 10 000 au total.
Il faut toutefois remettre en contexte l’affirmation selon laquelle les Jeux olympiques de Milan seraient un « baisodrôme » international.
Une participation internationale record
Pour les Jeux olympiques d’hiver de Milan‑Cortina 2026, plus de 90 pays sont représentés par leurs délégations. Selon les données officielles, 93 pays sont attendus avec des athlètes compétiteurs, soit un des plus grands rassemblements de nations pour des Jeux d’hiver.
Des pays riches et moins riches
Tous les pays participants ne sont pas des pays riches. Bien que la majorité des nations soient des pays développés avec des infrastructures pour les sports d’hiver — comme le Canada, la Norvège, la Suisse ou le Japon — plusieurs pays moins riches ou à faible tradition de sports d’hiver participent aussi. On retrouve par exemple des délégations de pays comme le Kenya, le Ghana ou le Maroc, qui disposent de peu de moyens et peu d’installations pour les disciplines de glace et de neige.
L’accessibilité des préservatifs selon les pays
L’accessibilité des préservatifs varie énormément selon les pays participants. Dans la plupart des pays développés et riches, comme le Canada, la Norvège ou le Japon, les préservatifs sont facilement disponibles dans les pharmacies, supermarchés et même gratuitement dans certaines cliniques ou programmes de santé publique.
En revanche, dans plusieurs pays à faible revenu ou où l’éducation sexuelle est limitée, l’accès peut être très restreint. Cela peut être dû à des facteurs économiques, culturels ou religieux : les préservatifs peuvent être rares, coûteux ou stigmatisés. Ainsi, pour de nombreux athlètes venant de ces pays, la disponibilité de préservatifs aux Jeux olympiques représente souvent une des rares occasions d’en obtenir facilement et gratuitement.
Comportements observés et réactions
On a justement observé, dans les lieux de distribution, des individus remplir leurs sacs à dos de préservatifs, et il est tout à fait compréhensible d’assister à de tels comportements lorsque les personnes viennent de pays où l’accès aux préservatifs est limité ou lorsque les moyens financiers de l’athlète ne lui permettent pas d’en obtenir facilement. C’était une situation prévisible, et le comité organisateur s’en est simplement trouvé surpris.
Responsabilité des athlètes face aux ITS et au VIH
Cette situation démontre néanmoins le sens des responsabilités des athlètes face aux ITS et au VIH, soulignant leur engagement à se protéger et à protéger leurs partenaires. Même si le comité organisateur a été surpris par l’ampleur de la demande, ces gestes reflètent une prise de conscience importante en matière de santé sexuelle et de prévention, qui dépasse largement les frontières et les ressources disponibles.
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