71- Les gais bipolaires seraient plus à risque Les maniaco-dépressifs plus exposés au VIH?

Par Les InRocks
Photo Cureanxiety.com

Les troubles bipolaires pourraient représenter un facteur de risque d’exposition au virus du sida. Des chercheurs isolés tentent de faire reconnaître ces malades comme une population à risque. Une démarche qui ne fait pas l’unanimité, notamment chez les acteurs de la prévention, qui craignent un amalgame.

“Ils sont l’une des populations les plus touchées par le virus du sida.”  Vincent Trybou, psychologue clinicien au Centre des troubles anxieux et de l’humeur, ne parle pas des homosexuels ou des travailleurs du sexe, mais des maniaco-dépressifs. Il est spécialisé dans la prise en charge de ces malades, désormais appelés “bipolaires”. D’après lui, cette population, victime de troubles de l’humeur, s’expose à des risques accrus de contamination par le VIH. Les bipolaires alternent en effet entre périodes de dépression et d’excitation. “Lors de cette seconde phase, le cerveau est hyper-stimulé, ce qui peut entraîner une consommation d’alcool ou de drogue et une prise de risque, avec des rapports sexuels non protégés”, explique Vincent Trybou.

Les études psychiatriques montrent que les bipolaires ont effectivement une tendance aux comportements risqués, tous domaines confondus, du fait notamment d’une intolérance à l’ennui.

“Indépendamment du virus et de ses modes de transmission, il y a des gens qui ont des profils à risque.

Et cela ne concerne pas que la problématique des gays ou des toxicos. Le problème majeur en France, c’est que les organismes de prévention font une fixation sur les toxicomanie au détriment d’autres maladies, alors que les bipolaires ont une prévalence qui est plus élevée que la moyenne”, se désole Vincent Trybou.

Un rapport du secrétariat du conseil exécutif de l’Organisation mondiale de la santé faisait état en 2008 de l’augmentation des risques de contraction du VIH chez les personnes souffrant de troubles mentaux. Le rapport estimait la prévalence dans cette population entre 5 et 23%, contre 0,3 à 0,4% dans la population classique.

Néanmoins, son combat ne fait pas l’unanimité et les acteurs de la prévention sont encore loin de considérer les bipolaires comme une population prioritaire. Tout d’abord parce que la surexposition à la prise de risque n’est pas synonyme de contamination.

“Dans la prise de risque, il faut évaluer non seulement l’acte non protégé, mais aussi le taux d’infection d’un milieu. Dans le milieu gay, le taux d’infection est relativement élevé par rapport au reste de la population, donc une erreur est bien plus vite sanctionnée. Chez les bipolaires, mais si les comportement sont risqués, les chances de contamination restent faibles”, constate Jean-Maire Le Gall, responsable des projets de recherche à Aides.

“Il y a une corrélation, mais pas nécessairement une causalité. Il y a toute une association de facteurs qui déterminent la prise de risque. Chaque situation est particulière. Face à l’emportement et au désir, les troubles bipolaires sont bien peu de choses. Ce n’est pas le trouble qui provoque le rapport : il y est simplement associé, dans un mélange de désir, de rapports de genre, de la trajectoire particulière de chacun, etc. Ce sont des comportements humains”, analyse-t-il. Si Aides ne nie pas l’exposition à des risques supérieurs pour les bipolaires par rapport au reste de la population, l’association craint une assimilation hâtive.

Gays ou lesbiennes, gagnez votre mariage dans les nuages!
Par Yagg.com

La compagnie aérienne SAS Scandinavian Airlines a lancé un concours destiné exclusivement aux couples homosexuels: les heureux/ses élu-e-s gagneront leur mariage à bord du vol SK903 du 6 décembre entre Stockholm et New York (en business, bien sûr), puis une lune de miel à New York et Los Angeles.

Pour participer, il faut être en couple, avoir 21 ans révolus, vivre dans un pays desservi par SAS ou en Australie mais pas aux États-Unis, ne pas être déjà marié-e…

Si vous rentrez dans les cases, créez votre profil sur le site dédié (avec une vidéo ou des photos), et faites-le connaître! Mais n’espérez pas pouvoir profiter de ce mariage pour faire pression sur l’État français: les conditions du concours précisent bien que si le mariage des couples de même sexe n’est pas légal dans le pays des participants, la loi suédoise ne l’emportera pas. Le marketing a ses limites.

Pour participer au concours, il suffit de s’inscrire à partir du site Internet de SAS au www.flysas.com. Bonne chance…