CES GRANDS HOMOS DU PASSÉ: Jacques Stuart

Wikopédia

Jacques Stuart (19 juin 1566 – 27 mars 1625) est roi des Écossais sous le nom de Jacques VI à partir du 24 juillet 1567, ainsi que roi d’Angleterre et d’Irlande sous le nom de Jacques Ier (James I Stuart en anglais) à partir du 24 mars 1603. Jacques règne jusqu’à sa mort en union personnelle sur les trois royaumes, qui conservent néanmoins leur indépendance et leurs institutions propres.

En 1603, il succède à Élisabeth Ire, dernière représentante de la maison Tudor, sur le trône des royaumes d’Angleterre et d’Irlande. À compter de cette date, il se donne le titre de « roi de Grande-Bretagne et d’Irlande ». Désormais, les couronnes d’Angleterre et d’Écosse sont réunies, c’est l’Union des Couronnes. Le roi s’installe en Angleterre, et il ne retournera qu’à une seule reprise en Écosse, en 1617. C’est sous son règne que débutent les plantations en Irlande et la colonisation britannique des Amériques.

Son règne en Écosse, le plus long de l’histoire du pays (57 ans et 246 jours), s’avère couronné de succès dans l’ensemble, mais il rencontre davantage de difficultés en Angleterre : il s’oppose fréquemment au Parlement anglais et fait l’objet de plusieurs tentatives d’assassinat, dont la Conspiration des poudres en 1605. Culturellement, « l’âge d’or » élisabéthain se poursuit durant l’« ère jacobéenne », avec des écrivains comme William Shakespeare, John Donne, Ben Jonson ou Francis Bacon. Jacques lui-même est l’auteur de plusieurs traités et recueils de vers, et il est à l’origine de la traduction de la Bible qui porte son nom, la Bible du roi Jacques. Jacques et sa femme, Anne de Danemark ont sept enfants. Son deuxième fils, Charles, lui succède à la tête des trois royaumes en 1625.

Durant toute sa vie, Jacques entretient d’étroites relations avec des courtisans masculins, plus particulièrement avec Esmé Stuart, qui sera fait duc de Lennox, Robert Carr, fait comte de Somerset, et George Villiers, fait duc de Buckingham. La nature exacte de ces relations fait débat chez les historiens. Selon certains, ces trois hommes ont été les amants du roi, alors que d’autres rejettent cette hypothèse.

En atteignant la cinquantaine, Jacques souffre de plus en plus d’arthrite, de la goutte et de calculs rénaux. Il perd ses dents et se tourne vers l’alcool. La dernière année de son règne voit Buckingham renforcer son autorité sur Charles, tandis que le roi, souvent très malade, devient un personnage secondaire, résidant fréquemment au palais d’Aperthorpe, et rarement présent à Londres. Il est possible qu’il ait souffert de porphyrie, une maladie dont son lointain descendant George III du Royaume-Uni présentait également les symptômes : il décrit ses urines au médecin Théodore de Mayerne comme étant de «la couleur rouge foncé du vin d’Alicante». Cependant, il est également possible que ses calculs rénaux soient à l’origine de sang dans les urines, ce qui expliquerait leur couleur rouge, sans lien avec la porphyrie.

Au début de l’année 1625, Jacques est frappé par des crises sévères d’arthrite et de goutte. En mars, il tombe malade, avec de fortes fièvres, et est victime d’une crise cardiaque. Il meurt finalement à Theobalds House, le 27 mars, d’une crise de dysenterie, ayant Buckingham à son chevet. Ses funérailles ont lieu le 7 mai. La tombe du roi en l’abbaye de Westminster, perdue pendant plusieurs siècles, est redécouverte au XIXe siècle : son cercueil de plomb se trouvait dans le caveau d’Henri VII.

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *