LE FIL DE PRESSE DU VIH/SIDA

Les personnes séropositives confrontées au double danger du VIH et de la Covid-19

Selon ONUSIDA – Le dernier rapport annuel mondial sur le sida de l’ONUSIDA met en évidence les preuves que les personnes séropositives sont plus vulnérables à la Covid-19 et que les inégalités croissantes les empêchent d’accéder aux vaccins développés contre le nouveau coronavirus et aux services de traitement du VIH. Des études menées en Angleterre et en Afrique du Sud ont révélé que le risque de mourir de la Covid-19 chez les personnes vivant avec le VIH était le double de celui de la population générale. En Afrique subsaharienne, qui abrite les deux tiers (67%) des personnes vivant avec le VIH, moins de 3% avaient reçu au moins une dose d’un vaccin contre la Covid-19 en juillet 2021. Dans le même temps, les services de prévention et de traitement du VIH échappent aux populations concernées, ainsi qu’aux enfants et aux adolescents.
PrEP: de nouvelles formulations pour une meilleure observance

Selon Vih.org – Selon des résultats présentés précédemment, on savait déjà que le cabotegravir en injection était plus efficace que les comprimés, en particulier auprès des femmes africaines.

En effet, dans l’étude HPTN 084 lancée en novembre 2017, le cabotegravir à action prolongée, injecté toutes les huit semaines, s’est avéré à 89% plus efficace que la Prep quotidienne sous forme de cachets oraux (fumarate de ténofovir disoproxil / emtricitabine, TDF/FTC) pour prévenir l’infection par le VIH. L’étude avait d’ailleurs était interrompue en novembre 2020 suite à cette démonstration d’efficacité: le comité indépendant de surveillance de la sécurité et des données de l’essai avait en effet recommandé que toutes les participantes de l’étude puissent savoir quels médicaments elles avaient reçus jusqu’à présent et que celles sous PrEP orale puissent avoir accès aux injections.
Des résultats encourageants pour l’injectable lenacapavir

Selon Vih.org – Le lenacapavir, développé par Gilead, est un inhibiteur de capside du VIH avec une très longue demi-vie une fois injecté dans le corps: Il suffit de deux injections sous-cutanées par an pour qu’il soit efficace. CAPELLA est une étude cherchant à estimer l’efficacité du lenacapavir chez les personnes en échappement thérapeutique. Au lancement de l’étude, les participants devaient être sous traitement, avoir une charge virale supérieure à 400 copies, avoir des résistances à au moins deux molécules parmi toutes les classes de médicaments antirétroviraux (ARV) communément utilisées, et ne pouvoir compter que sur l’efficacité complète de deux molécules au total. Dans CAPELLA, les effets du lenacapavir ne sont pas évalués contre un placebo et tous les participants vont recevoir les injections, mais à des moments différents et avec des combinaisons différentes d’ARV en parallèle. Au total, 72 personnes ont été recrutées dans cette étude.

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