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Singapour, est une cité-État d’Asie du Sud-Est. Sa superficie est de 724,2 km. Elle comprend 63 îles, dont la principale est Pulau Ujong (584,8 km2). Cette île est très densément urbanisée, mais la végétation luxuriante – même en plein centre-ville – a valu à Singapour le surnom de «ville jardin». Cette abondance de verdure découle en partie d’un climat équatorial, uniformément chaud et orageux tout au long de l’année. Sa densité de population est la deuxième plus élevée au monde parmi les États indépendants (après Monaco).
Singapour est le troisième pays au monde en termes de produit intérieur brut à parité de pouvoir d’achat (PPA) par habitant après le Qatar et le Luxembourg. Plaque tournante commerciale et financière entre la zone Pacifique et l’Europe, la ville doit son essor à sa situation maritime exceptionnelle à l’extrémité Est du détroit de Malacca, qui lui vaut le surnom de : «Cité marchande aux confins de l’Orient». Elle possède le deuxième port au monde (après Shanghai) en termes d’exportations et de trafic maritime. La population singapourienne dispose d’un très haut niveau de vie et la Cité-État est souvent surnommée « La Suisse d’Asie ». En 2009, Singapour affichait ainsi la plus forte concentration de millionnaires rapportés à la population totale devançant Hong Kong (Chine), la Suisse, le Qatar et le Koweït.
La diversité ethnique de la population singapourienne est importante: les Chinois composent 74,3 % de la population; les Malais, qui constituent le peuple autochtone, représentent 13,3 %; les Indiens forment 9,1 % et le reste provenant de divers pays, notamment d’Occident (3,3%). Les personnes d’origine européenne possédant la nationalité singapourienne sont environ 10 000 dont surtout des descendants de Britanniques.
D’après le recensement de 2017, 33,1 % des habitants de Singapour sont bouddhistes, 18,8 % musulmans, 14,9 % chrétiens, 11 % taoïstes, 5 % hindouistes, 0,6 % ont une autre religion et 18,4 % n’en ont aucune. Les droits LGBT ne sont pas reconnus dans la cité-État de Singapour. Le droit singapourien condamne les relations homosexuelles masculines, mais pas les relations homosexuelles entre femmes.
La politique s’opposant aux relations homosexuelles des autorités de Singapour est en partie l’héritage du colonialisme britannique, toujours appliqué avec la section 377, une disposition pénale qui reste également à ce jour en application en Malaisie, au Pakistan et au Bangladesh. Entre 2007 et 2013, neuf personnes ont été condamnées au titre de la section 377 à Singapour.
Malgré la section 377, le gouvernement de Singapour ne s’est pas opposé à l’organisation de l’équivalent local d’une marche des fiertés en 2014 (l’évènement est nommé Pink Dot ; littéralement : « Point Rose »), qui a rassemblé plus de 26 000 personnes. Il existe des bars gays à Singapour, seulement les hommes qui y sont sexuellement actifs risquent de se voir condamner à des peines de prison. The Economist parle à propos de cette situation paradoxale de « liberté conditionnelle permanente. »