HOMOPHOBIE D’ÉTAT: LE BANGLADESH

Photo Bangladesh

Selon: Wikipédia (Photo: Le Bangladesh par Pixabay)

Le Bangladesh est un pays sud-asiatique. Situé au nord du golfe du Bengale, quasiment enclavé dans l’Inde, il a une petite frontière commune avec la Birmanie. Les frontières de la région qui constitue aujourd’hui le Bangladesh résultent de la partition des Indes en 1947, quand le pays devint la partie orientale du dominion du Pakistan, devenu en 1956 la République islamique du Pakistan.

Avec 1 286 hab./km² en 2020, le Bangladesh est l’un des pays du monde dont la population est la plus dense. Géographiquement, l’essentiel du Bangladesh est occupé par le delta du Gange dont la superficie occupe plus des deux tiers de celle du pays. C’est une plaine fertile mais sujette aux cyclones tropicaux et inondations des moussons.

Le Bangladesh est une démocratie parlementaire. Les élections sont ouvertes à tout citoyen de plus de 18 ans et sont tenues tous les cinq ans pour le parlement monocaméral de 300 sièges élus de circonscriptions électorales à un membre, ainsi que 50 sièges réservés aux femmes répartis à la proportionnelle. Le Bangladesh suit une politique modérée de relations internationales mettant l’accent sur la diplomatie multinationale, particulièrement au sein des Nations unies. Le pays a rejoint le Commonwealth et l’ONU en 1972, et a depuis servi deux fois au Conseil de sécurité (en 1978-1979 et 2000-2001).

Son RNB par habitant en 2007 était de 2 400 dollars (en parité de pouvoir d’achat), comparé à la moyenne mondiale d’environ 14 000 dollars.

Les minorités sexuelles et de genre au Bangladesh doivent faire face à des conditions de vie difficiles : l’homosexualité est criminalisée et fait l’objet d’une répression sociale violente, tandis que les conditions économiques des hijras, personnes du troisième genre considérées comme n’étant ni hommes ni femmes, restent précaires. Dans ce contexte, des espaces de résistance et de communauté arrivent à se maintenir.

Human Rights Watch affirme que « la discrimination à l’égard des lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres (LGBT) est omniprésente au Bangladesh ». L’homosexualité est considérée à la fois comme un crime et une maladie à soigner, et des médecins prescrivent des traitements aux effets délétères.

L’article 377 du code pénal interdit la sodomie et la sexualité orale, quel que soit le genre et l’orientation sexuelle des participants. Le champ d’application de l’article 377 s’étend à tout acte sexuel impliquant l’insertion d’un pénis. Ainsi, même consensuelle, une fellation ou une pénétration anale entre un homme et une femme sont punissables.

En décembre 2014, le ministère de la Protection sociale a invité les hijras à postuler à des emplois de fonctionnaires. En janvier 2015, le ministère de la Santé a publié un mémorandum demandant que «toutes les mesures nécessaires soient prises pour identifier les hijras en effectuant des examens médicaux approfondis».

Ces contrôles ont conduit à des «examens» en public d’hijras dénudés et à des palpations de leurs organes génitaux. Les photographies de ces examens ont par la suite été transmises aux médias, qui ont fait valoir que les hijras sont « vraiment des hommes ». En juillet 2015, après qu’une hijra a été témoin du meurtre d’un blogueur laïc et a aidé à l’arrestation des meurtriers, le gouvernement annonce un plan de recrutement de hijras dans la police de circulation.

Pub

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *