DRÔME: DEUX ADOLESCENTS DE NYONS PIÈGENT UN HOMOSEXUEL ET LE PASSENT À TABAC

France Soir

C’est seulement par homophobie que deux adolescents, âgés de 15 ans, ont reconnu avoir agressé violemment un homosexuel de 50 ans à qui ils avaient donné rendez-vous à Nyons, dans la Drôme. La malheureuse victime pensait rencontrer une personne majeure.
Les agresseurs et leur victime se sont contactés via une application mobile, ce qui a facilité l’arrestation des deux adolescents.

Les faits s’apparentent à un déchaînement de haine, sans aucun autre motif que l’homophobie. Deux adolescents de 15 ans ont été placés en garde à vue mardi 28 à Nyons. Ils sont soupçonnés d’avoir massacré à coup de barre de fer un quinquagénaire homosexuel après lui avoir tendu un piège. La malheureuse victime pensait en effet se rendre à un rendez-vous galant.

 C’est tout d’abord sur Internet que se joue le drame, mi-mars. Les deux jeunes garçons rentrent en contact avec la victime. Les agresseurs présumés font croire à leur proie que c’est un jeune homme majeur qui est en ligne et qui est d’accord pour une relation sexuelle gay avec l’homme de 50 ans, originaire de Valréas, dans le Vaucluse.

Rendez-vous est pris à Nyons pour la rencontre. La victime arrive sur les lieux. Et ce n’est pas un homme majeur en recherche d’ébats qu’il trouve sur place mais deux adolescents avides d’en découdre. Ils se précipitent sur leur victime, armés de barres de fer et le rouent de coups en l’abreuvant copieusement d’insultes homophobes.

La violence de l’agression est à peine croyable. Transportée à l’hôpital, il faudra dix jours de soins avant que la victime puisse tout simplement porter plainte. L’enquête est rapidement menée grâce aux traces laissées par les téléphone portables ayant servi aux dialogue préalable à la rencontre. Arrêtés et placés en garde à vue, les deux ados ont reconnu les faits, confirmant la motivation homophobe et déclarant regretter leur acte. Mercredi 29, ils ont été présentés à un juge qui a demandé leur placement en centre éducatif fermé.

Un autre homme, majeur, a aussi été placé en garde à vue. Suspecté de complicité –il a emmené les deux agresseurs en voiture sur les lieux du passage à tabac– il a été placé sous contrôle judiciaire et devra répondre de ses actes à la barre d’un tribunal dans les prochaines semaines.

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