La ville de Montréal, autrefois considérée comme la perle française de l’Amérique du Nord, est aujourd’hui perçue comme une métropole en déclin, presque en mode tiers-monde. Ce constat s’est accentué au cours de la dernière année, particulièrement depuis l’arrivée au pouvoir du maire actuel et de son principal rival de l’arrondissement Ville-Marie. Montréal s’apprête à vivre une période électorale décisive en novembre 2009.
Une ville en déclin sous l’administration actuelle
Sous la gouvernance de Gérald Tremblay, Montréal est passée d’une ville phare à une cité en difficulté majeure. Tremblay, qui brigue un second mandat, peine à convaincre les montréalais qu’il a su répondre aux attentes. Malgré son poste à la tête de la métropole, les résultats sont jugés désastreux par plusieurs observateurs, certains allant jusqu’à qualifier la ville d’ingouvernable.
Le maire sortant est confronté à une réalité accablante : la capitale francophone d’Amérique du Nord semble avoir perdu sa place et son éclat historique. Le bilan de son premier mandat laisse la métropole en situation critique, sans réels progrès visibles.
Des rivaux peu convaincants
Face à Tremblay, peu de candidats semblent en mesure de renverser la situation. Parmi eux, Benoît Labonté, maire de l’arrondissement Ville-Marie et chef du parti Vision Montréal, fait figure de principal adversaire. Toutefois, son bilan est loin d’être reluisant, notamment selon les commerçants et résidents du centre-ville, particulièrement dans le Village gai.
Labonté est notamment critiqué pour des décisions telles que la forte augmentation des tarifs de parcomètre, triplant les coûts, et une politique de contraventions souvent incohérente avec les conditions réelles du déneigement. Plusieurs rues du centre-ville affichent un état déplorable, comparable aux pires bidonvilles des pays les plus pauvres.
De plus, Labonté est pointé du doigt pour avoir favorisé des dirigeants des Outgames de Montréal, un événement sportif et culturel ayant fait faillite, sans jamais fournir d’explications claires trois ans après. Sa gestion laisse un goût amer, certains qualifiant même ses services à la population de médecine du tiers-monde.
Le facteur Louise Harel
Un nouveau protagoniste pourrait cependant changer la donne : Louise Harel, ex-ministre péquiste et responsable des unions municipales, laisse entendre qu’elle pourrait se présenter à la mairie de Montréal. Cette possibilité, encore non confirmée officiellement, fait grand bruit dans la sphère politique et chez les citoyens.
Benoît Labonté a annoncé qu’il se retirerait si Louise Harel décidait de concourir, tandis que Gérald Tremblay invite à la prudence face à cette hypothèse. L’arrivée de Louise Harel est perçue par plusieurs comme une véritable bouffée d’espoir, un possible « messie » capable de redonner à Montréal un avenir plus positif, notamment en favorisant l’unification de la ville.
Une annonce officielle de sa part est attendue prochainement, ce qui pourrait bien bouleverser la scène politique municipale montréalaise.