
Par : Arnaud Pontin, selon Wikipédia Photo: Jakarta par Pixabay
L’Indonésie, officiellement la République d’Indonésie, est un pays transcontinental principalement situé en Asie du Sud-Est, avec certaines îles en Océanie. Cet immense archipel compte environ 17 000 îles, dont 922 habitées, ce qui en fait le plus grand archipel au monde.
Avec une population de 285 millions d’habitants répartis en plus de 600 groupes ethniques parlant plus de 700 langues, c’est le quatrième pays le plus peuplé et la plus grande nation musulmane au monde. Java, l’île la plus peuplée, concentre plus de la moitié des Indonésiens. La capitale actuelle est Jakarta, mais une nouvelle ville, Nusantara, est en construction.
Historiquement, l’archipel a été un carrefour d’échanges commerciaux et culturels, notamment avec l’Inde et la Chine, avant de devenir un centre majeur du commerce islamique. Les Européens, notamment Portugais et Néerlandais, ont colonisé la région du XVIe au XIXe siècle. L’Indonésie a proclamé son indépendance en 1945. Aujourd’hui, malgré sa diversité culturelle, linguistique et religieuse, elle affirme une identité nationale autour de la langue indonésienne et d’un pluralisme religieux, tout en préservant une riche biodiversité menacée par l’activité humaine.
L’Indonésie bénéficie d’un climat tropical ou équatorial, avec des saisons humides ou un temps humide toute l’année. Les précipitations varient de 1 780 à 6 100 mm selon les régions, particulièrement abondantes en zones montagneuses comme Sumatra, Java ou Papouasie. L’humidité y est élevée, autour de 80 %, et les températures restent stables, entre 26 et 30 °C à Jakarta.
Ce vaste archipel tropical est la deuxième région mondiale de biodiversité, mêlant faune asiatique et australasiatique. Malgré une riche forêt couvrant 60 % du territoire, de nombreuses grandes espèces, autrefois communes, ont fortement diminué.
La qualité des soins en Indonésie dépend largement de l’aide internationale. L’OMS et le gouvernement mènent une campagne de vaccination contre la tuberculose, qui cause 175 000 décès annuels. Le pays est aussi le deuxième d’Asie pour les nouveaux cas de lèpre. Par ailleurs, la propagation du SIDA y progresse rapidement, posant un défi majeur pour le système de santé indonésien.
Certains responsables militaires indonésiens, dont le ministre de la Défense Ryamizard Ryacudu, dénoncent le mouvement LGBT comme une « guerre par procuration » orchestrée par l’Occident pour influencer la population locale, alimentant ainsi une rhétorique complotiste.
Ce discours est renforcé par des accusations selon lesquelles les groupes LGBT recevraient des financements étrangers, notamment d’organisations onusiennes ou de fondations occidentales. En 2019, le ministère de la Justice interdit aux candidats aux fonctions publiques affichant une « déviation de l’orientation sexuelle » de postuler.
En décembre 2023, l’université Gadjah Mada interdit toute expression LGBT, provoquant des protestations et des craintes de jurisprudence restrictive. Par ailleurs, une loi visant à interdire les contenus LGBTQ est en cours d’examen au parlement. Dans certaines provinces, la répression est sévère : en Aceh, deux hommes ont été punis de coups de rotin en 2017 pour homosexualité, tandis que des arrestations ciblent régulièrement des personnes LGBT à Sumatra occidental et Java occidental.