LA PUNAISE DIABOLIQUE

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Montréal fait l’objet depuis quelques mois d’une infestation d’un nouvel arrivant ravageur des récoltes, la punaise diabolique. Que savons-nous de cet insecte au juste?

Halyomorpha halys, communément appelée punaise diabolique ou punaise marbrée, est une espèce d’insectes hémiptères hétéroptères de la famille des Pentatomidae, originaire d’Asie de l’Est. Elle a été introduite en Amérique et en Europe, où elle est considérée comme un ravageur des cultures.

Au stade adulte, H. halys est colorée de différentes teintes de brun et mesure environ 17 mm de longueur. Sa forme en bouclier aussi long que large est typique de la famille des Pentatomidae. On la distingue des autres membres de cette famille par les deux marques blanches sur les antennes. Les œufs jaunes et elliptiques sont pondus sous les feuilles, en masses de 20 à 30.

Avant d’atteindre le stade adulte, H. halys passe par cinq stades larvaires. Les larves ont les yeux rouges, avec des pattes, une tête et un abdomen noirs. Elles portent des piquants sur les fémurs, devant les yeux et en marge du thorax. La Punaise diabolique est originaire de la Chine, du Japon, de Corée et de Taïwan. En 1996, on l’observe en Amérique du Nord pour la première fois, en Pennsylvanie. En 2011, H. halys est présente dans 32 États américains et dans trois provinces canadiennes et en Amérique du Sud en 2017.

Les adultes passent l’hiver dans des abris naturels, comme dans le bois mort, ou artificiels, comme les habitations humaines. Au printemps, ils sortent et se dispersent pour trouver des plantes hôtes, qui comprennent des espèces ligneuses et herbacées. Au Canada, la Punaise diabolique s’attaque au printemps aux cèdres et aux arbres fruitiers, puis se déplace vers les cultures annuelles au cours de l’été.

H. halys est polyphage, c’est-à-dire qu’elle se nourrit de plusieurs espèces végétales. Elle se nourrit principalement des fruits d’espèces ligneuses comme les arbres fruitiers, mais s’attaque aussi aux plantes herbacées. La Punaise diabolique est un insecte piqueur-suceur. Elle pique les tissus végétaux pour en extraire les fluides, causant des dommages aux fruits, voire leur avortement prématuré, ce qui nuit à leur mise en marché. De la même manière, H. halys contribue aussi à la propagation de phytoplasmes. Le grand nombre de plantes dont H. halys se nourrit sont autant d’espèces à la culture desquelles elle peut nuire.

La Punaise diabolique est un problème pour plusieurs espèces cultivées. Elle peut causer des dommages importants à de nombreuses cultures de fruits et de légumes. Ces dommages peuvent non seulement affecter l’apparence des fruits et légumes, mais aussi la production en causant leur avortement prématuré. Des dommages directs et indirects peuvent aussi être infligés à des espèces ornementales d’arbres et d’arbustes. Les dommages directs sont dus au perçage des tissus par H. halys, tandis que les dommages indirects sont dus à la transmission de maladies par l’injection de salive dans les tissus végétaux.

Les adultes se dispersent en volant et les larves en marchant. L’activité humaine est aussi un facteur de dispersion, surtout par le transport de marchandises. Elle est inoffensive pour les être humains.

À noter que la compagnie

MBM Gestion Parasitaire (voir la publicité en page 4) est habilitée à intervenir.

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