Cancer du poumon : la prise de vitamines B6 et B12 augmenterait le risque chez l’homme
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Selon une étude publiée dans la revue Journal of Clinical Oncology, les hommes qui prennent des compléments nutritionnels de vitamines B6 et B12 seraient plus à risque que les autres de développer un cancer du poumon, et plus particulièrement s’ils sont également fumeurs. Sur les 77,118 participants de la cohorte VITAL, âgés de 50 à 76 ans, 808 patients atteints du cancer du poumon primaire et invasif ont été inclus dans cette analyse et leur prise quotidienne de suppléments vitaminés depuis 10 ans a été étudiée. Les résultats montrent que la prise de vitamines B6, B9 et B12 chez la femme n’était pas associée au risque de cancer du poumon. En revanche chez l’homme, les vitamines B6 et B12 prises individuellement, étaient associées à une augmentation de 30% à 40% du risque de cancer du poumon.
Cette augmentation était presque deux fois plus élevée chez les hommes ayant pris plus de 20 milligrammes par jour de vitamine B6 ou plus de 55 microgrammes par jour de vitamine B12 sur la dernière décennie comparativement aux non-consommateurs. Les chercheurs ont également montré que le risque de survenue était particulièrement plus élevé chez les fumeurs. Néanmoins, selon M. Theodore Brasky, auteur de l’étude, l’effet mesuré pourrait être tiré par la forte influence du groupe «fumeurs et forts consommateurs de vitamines B» dont la prise quotidienne dépassait de loin les apports journaliers recommandés.
Microbiote et cerveau: une inégalité des sexes
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Les hommes et les femmes ne sont pas sensibles au déséquilibre du microbiote aux mêmes stades de leur vie. La faute aux microglies, cellules protectrices du cerveau, qui ne répondent pas de la même manière dans les deux sexes, d’après une nouvelle étude franco-singapourienne. Ainsi, le cerveau des hommes serait plus vulnérable à certaines pathologies pendant la période embryonnaire jusqu’à l’âge adulte, et celui des femmes à partir de l’âge adulte. D’où peut-être la différence de prédominance masculine ou féminine selon les pathologies neurodégénératives ou troubles du développement et, selon les auteurs, l’importance de prendre en compte ces différences de sexe dans les études cliniques, même sur des sujets en période prénatale.
Les microglies sont de petites cellules immunitaires qui protègent les neurones au niveau du cerveau et de la moelle épinière dès le stade embryonnaire. Capables de détecter traumatismes et signaux inflammatoires et de lutter contre les infections, elles sont également impliquées dans le développement et le fonctionnement du cerveau. La défaillance des microglies est en effet liée à l’apparition ou à la progression de plusieurs maladies dont les troubles du spectre autistique, la schizophrénie, la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson, plusieurs maladies auto-immunes et la sclérose en plaques. Notoirement perturbées par le déséquilibre de la flore intestinale, qui a lui aussi été reconnu comme un régulateur clé des circuits cérébraux, de la neurophysiologie et du comportement.