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Le danseur français, chorégraphe de près de 200 ballets, dont le célèbre Jeune homme et la mort, est décédé à l’âge de 87 ans.
Roland Petit, grande figure de la chorégraphie française et créateur de près de 200 de ballets, est mort dimanche à Genève à l’âge de 87 ans, a-t-on appris auprès de l’Opéra de Paris.
Il avait débuté à 9 ans à l’Ecole de danse de l’Opéra de Paris, avant d’être engagé, à 16 ans dans son corps de ballet qu’il quitta à 20 ans pour créer plusieurs compagnies: les Ballets des Champs-Élysées en 1945 et les Ballets de Paris en 1948. Sa danseuse étoile Zizi Jeanmaire devient son épouse en 1954.
Dès leur création, ses chorégraphies deviennent des classiques qui entrent au répertoire. Son Carmen en 1949, avec Zizi, marque le début de sa notoriété.
Dans les années 60, de retour des Etats-Unis, Roland Petit adapte la comédie musicale américaine au goût français et monte avec la Revue des Ballets de Paris « Mon truc en plumes », pour Zizi.
Nommé en 1970 directeur de la danse à l’Opéra de Paris, il renonce rapidement à sa charge et monte de grands spectacles au Casino de Paris « La Revue », « Zizi je t’aime ». Puis le couple abandonne l’entreprise en 1976.
Avec les Ballets de Marseille, il crée « Pink-Floyd ballet », « Le Chat botté », « La Dame de pique », « Ma Pavlova », « Le Guépard », « Le Lac des cygnes et des maléfices ».
Mais c’est une de ses premières oeuvres,Le Jeune Homme et la Mort, en 1946, crée pour le danseur Jean Babilée, sur un livret de Jean Cocteau, qui reste considéré comme son chef-d’oeuvre absolu.
A l’automne dernier, il était justement revenu à l’Opéra de Paris avec trois de ses plus célèbres ballets, « Le Rendez-vous », « Le Loup » et « Le Jeune homme et la mort ». « A chaque fois qu’il vient, c’est le retour de l’enfant prodigue », soulignait alors Brigitte Lefèvre, directrice de la danse de l’Opéra.
Roland Petit raconte la création du Jeune homme et la mort.