Farley Granger : une carrière marquée par la double vie
Farley Granger, découvert à l’âge de dix-huit ans par le producteur Samuel Goldwyn, fait ses débuts au cinéma en 1943 avec The North Star de Lewis Milestone. En 1949, son film Roseanna McCoy devait lancer sa carrière dans le septième art, mais le box-office fut décevant. Depuis les années 1990, Farley Granger participe régulièrement à des documentaires sur l’homosexualité. Malgré une longue relation hétérosexuelle de convenance, il vit depuis de nombreuses années une relation avec l’auteur Laurents States. Après avoir acheté une résidence à Rome lors de sa rencontre avec Luchino Visconti, il réside aujourd’hui à New York.
Charles Laughton : un destin brisé par la stigmatisation
Charles Laughton, fils d’une famille d’hôteliers, travaille dans l’entreprise familiale avant d’être appelé à la Première Guerre mondiale. En 1931, il débute sur la scène new-yorkaise avec Payment Deferred. Installé définitivement aux États-Unis en 1932, il tourne son premier film américain avec Boris Karloff. Un soir, la police de Londres le surprend en compagnie d’un jeune prostitué. Il admet alors son attirance pour les hommes, mais est protégé par la police qui garde le silence sur son homosexualité.
Homosexualité et cinéma : un combat contre l’interdiction et la stigmatisation
Dans les deux cas, ces deux acteurs ont vécu une vie marquée par une homosexualité interdite et stigmatisée selon les normes du XXe siècle. Leur histoire tragique illustre les difficultés vécues par les artistes homosexuels dans une époque où leur identité était condamnée. Aujourd’hui, grâce à l’évolution des lois et des mœurs, leur mémoire renaît. Le cinéma permet à ces talents gais du passé de revivre et de nous offrir des exemples inspirants à suivre et à admirer.