LES ABUS DE VALÉRIE PLANTE

Roger-Luc Chayer

La mairesse de Montréal Valérie Plante, s’est lancée en mai dernier à une vaste fermeture des principales artères de la Ville de Montréal sous prétexte de créer des espaces pour les cyclistes et les piétons, pour leur procurer une distanciation de deux mètres, comme requis par la Direction de la santé publique du Québec.

Elle annonçait donc, sans la moindre consultation ni le moindre consensus des Montréalais, la fermeture complète de l’avenue du Mont-Royal d’un bout à l’autre, du boulevard Gouin, de la rue Wellington, et de nombreuses artères dont plusieurs se sont vues retirer leurs espaces de stationnement, alors que nous en sommes à la fin de la crise sanitaire et que les quelques cas détectés dans la Métropole ne sont qu’anecdotiques. Gay Globe a fait le tour du Centre-ville de Montréal et du Centre-Est, à tous les jours entre les 27 mai et 2 juin et voici le résultat de nos observations!

Pour pouvoir constater l’utilité de ces «couloirs vélos-piétons», il fallait non seulement aller faire des observations tous les jours, il fallait y aller à différentes heures du jour dont le matin, l’après-midi, à l’heure de pointe et le week-end. Le constat est effrayant! personne n’utilise la plupart de ces corridors. Quand on dit personne, même si on passe plusieurs heures au même endroit, par exemple sur la rue Rachel près du Centre Maisonneuve, il n’y aura pas un seul utilisateur de la piste pour piétons, alors que la double piste des vélos n’est utilisée que par quelques cyclistes, mais dans sa partie déjà existante d’avant la fermeture. Même chose avec la rue Ste-Catherine Est où un problème nouveau est survenu grâce aux actes de la mairesse Plante. Des cyclistes roulent maintenant à pleine vitesse sur la rue piétonne, sans la moindre intervention policière, alors que par le passé, les vélos y étaient interdits! Avec les mesures abusives et incohérentes de Madame Plante, voilà que sous prétexte de sécuriser les piétons contre la COVID19, on les expose à une circulation haute vitesse de vélos qui pourraient causer des accidents graves et des blessures importantes aux piétons.

Évidemment Gay Globe n’est pas le seul média à faire de tels constats, la plupart des résidents des rues affectées sont outrés par ces décisions unilatérales d’une mairesse qui semble vouloir donner à ses 5% d’électeurs quelques bonbons en période de crise alors que c’est d’un vrai leadership que les Montréalais ont besoin. Alors que la population mourait, elle ne bougeait pas et se riait de tout. Maintenant que ça va mieux, elle ferme les rues et surtout, elle annonce vouloir retirer le genre (féminin et masculin) des communications de la ville. Est-ce bien pertinent et surtout, est-ce vraiment la seule priorité qu’elle pouvait trouver? Montréal a besoin d’un chef! Vivement l’élection municipale qu’on en finisse avec elle!