LES DANGERS DU PAPILLOMAVIRUS

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Derrière le célèbre « papillomavirus « se cache en réalité toute une famille de virus : les Human Papilloma Virus (HPV) ou « papillomavirus humains « (PVH) en français. Il n’existe pas moins de 400 HPV différents : parmi eux, 40 peuvent affecter la santé humaine et 12 ont un « potentiel oncogène « – ce qui signifie qu’ils peuvent être responsables d’un cancer.

Le papillomavirus peut infecter les cellules de la peau mais aussi les cellules des muqueuses génitales, anales et orales. La transmission se fait majoritairement par voie sexuelle : le HPV peut ainsi se transmettre à la faveur d’une pénétration, d’un baiser, d’une simple caresse ou encore d’un acte sexuel bucco-génital (fellation, cunnilingus…). Il est à noter que le HPV peut aussi passer d’un individu à un autre via une serviette de toilette partagée! L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) ajoute que «la période de contamination critique pour les femmes comme pour les hommes se situe au tout début de l’activité sexuelle».

Une infection à un virus de la famille HPV peut entraîner plusieurs soucis de santé, qui sont plus ou moins graves:

Des verrues génitales. C’est la manifestation la plus fréquente des virus HPV dits «à bas risque cancérigène»;
Un cancer du col de l’utérus. Chaque année, 23 000 Françaises développent un cancer du col de l’utérus lié à un virus HPV;
Un cancer ORL. Larynx, pharynx, nasopharynx… Chaque année, 11 600 hommes développent un cancer ORL lié à un virus HPV;
Une papillomatose respiratoire. Cette maladie correspond au développement de tumeurs dans les voies respiratoires reliant le nez et la bouche aux poumons;

Un cancer anal. Les papillomavirus sont responsables chaque année de 1600 nouveaux cas chez l’homme et 2800 cas chez la femme;
Un cancer de la vulve et/ou du vagin;
Un cancer du pénis.
Une étude de l’Inserm (octobre 2014) estime qu’il existe aussi un lien entre l’infection au papillomavirus et une maladie auto-immune: le lichen plan érosif muqueux (LPEM).

Une infection à HPV est souvent asymptomatique – ce qui signifie que le virus est présent dans l’organisme sans provoquer de manifestations spécifiques.

Selon l’OMS, environ 90 % des infections à HPV disparaissent toutes seules environ 2 ans après la contamination. Première façon de se protéger contre le papillomavirus: la vaccination. Il est à noter que les vaccinations anti-HPV sont considérées comme «extrêmement sûres» par le Comité consultatif mondial de la sécurité vaccinale (GACVS).

Il est recommandé de se faire dépister régulièrement (chez son médecin pour repérer précocement la présence de HPV: tous les 3 ans au minimum! Si le préservatif ne protège pas à 100 % contre le papillomavirus, il reste un rempart relativement efficace et recommandé par l’Organisation mondiale de la Santé.

NDLR: Le vaccin est actuellement offert aux jeunes hommes et femmes de même qu’aux adolescents au Québec et la vaccination contre les infections par les VPH (GardasilMD ou GardasilMD 9) est gratuite pour les personnes admissibles.

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